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Vins
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On peut distinguer aujourd'hui 4 formes de Viticulture :
Classique
Lutte raisonnée
Agriculture biolologique
Biodynamie
Le
sol est un support pour la plante, dès lors le vigneron nourrit la plante via
le sol (engrais) et la débarrasse des maladies préventivement (pesticides)
avec souvent comme conséquence la fragilisation à moyen terme de la plante et
comme conséquence à long terme la paupérisation du sol et l’absence d’un
système racinaire profond.
Conséquences
écologiques : pollution des sols et des cours d’eau et nappes phréatiques,
résidus phytosanitaires au niveau des raisins).
Conséquences
pour le vigneron : risques accrus de développer des intoxications ou
maladies (cancers, neuropathies, parkinson).
Application
des traitements à chaque situation et non plus préventivement
But
: diminuer l’utilisation des produits de synthèse mais rester à l’abri
d’éventuelles attaques de parasites.
La
terre est considérée comme un monde vivant abritant différentes formes de vie
(végétales et animales) dont il est important de respecter l’équilibre pour
maintenir une activité biologique naturelle (interdiction d’utiliser des
pesticides ou des engrais de synthèse). Les seuls recours contre les maladies
étant le soufre et la bouillie bordelaise (avec des risques de phytotoxicité
par accumulation)
Bases
posées par Rudolf Steiner en 1924 à partir d’investigations spirituelles
(anthroposophie) qui intègrent les influences cosmiques sur la vitalité de la
terre (rythme de la lune).
Méthode
d’agriculture biologique s’appuyant sur les équilibres régnant entre les
différents règnes (animal, végétal et minéral)
Postulat :
la nature est tellement abîmée qu’elle ne peut plus se régénérer elle-même.
Il
faut donc redonner sa fécondité à la terre (importance du compostage), le but
n’est pas de nourrir la vigne mais de dynamiser le sol.
Lutte contre les maladies par des préparations à base de plantes (ortie, absinthe, prêle,…), de bouse ou de silice.
Désherbant :
but : nettoyer la vigne
Herbe
résiduelle : but : Aération du sol et nutrition de la vie animale
souterraine
Labours :
but aération du sol, élimination du système racinaire
de surface, élimination de l’herbe.
La
taille : précoce chez les classiques et associée au badigeonnage d’une
bouillie cicatrisante protectrice, tardive en biodynamie
(à la sève montante).
Levurage : systématique en agriculture classique, levures indigènes en agriculture biologique, interdit en biodynamie.
Soirée
variée et surprenante puisque certains d’entre vous goûtaient pour la première
fois des vins non soufrés.
Ces vins sont toujours sujets à discussion car ils ne laissent pas indifférents.
Nous
avons goûté trois blancs et quatre rouges issus de la culture biologique ou de
la biodynamie.
Nous
avons commencé la soirée par un Muscadet Sèvre et Maine
sur Lie Expression de Granit 2001 du Domaine de l’Écu (Biodynamie)
au nez frais où l’on retrouvait des arômes d’ortie, de cire, de miel, et
d’anis. La bouche possède une attaque à la fois fraîche et minérale, une
matière assez stricte et une finale minérale. Un muscadet tout en puissance
qui doit s’assagir avec le temps (12,1/20). Vint
ensuite un Alsace Riesling Bollenberg
2000 du domaine Zusslin (Biodynamie)
au nez très complexe où l’on retrouve des notes d’agrumes confits, de fumé,
d’ananas, et une belle note minérale. La bouche s’ouvre sur une attaque
ample, et enchaîne avec une belle concentration de matière et une finale fraîche
et concentrée avec une belle amertume en finale. Un très beau riesling marqué
par son terroir (14,8/20). Et pour terminer en
apothéose le Vin
de Pays de l’Hérault Mas Jullien 2001 (agriculture
biologique) au
nez puissant où l’on retrouve des
notes hydrocarburées, du foin, une note grillée et fumée, et une légère
note oxydative. La Bouche est ample, le boisé est présent mais bien intégré,
l’acidité est remarquable, et la finale kilométrique et tout en équilibre.
Un très grand vin à l'acidité remarquable pour la région (15/20).
Tout
aussi intéressante la série des rouges débuta avec le Vin
de Table le Vin de Soif du domaine du Mazel
(agriculture biologique) au nez
très
frais où l’on retrouve du poivre, de la framboise, de l’oeillet, et
de la cerise. La bouche est fraîche, le fruit très présent, les tannins
souples et épicés et la finale courte mais tout en fruit. Un vin à boire,
comme son nom l’indique, pour se rafraîchir (11,7/20).
Déception de la soirée l’Anjou Gamay Les Sables 1999
du domaine Angeli (Biodynamie)
offrait un nez assez simple sur la framboise et le clou de girofle. La bouche
manquait de structure et d’ampleur et la finale abrupte laissait une désagréable
sensation d’amertume. Un vin manquant un peu de tout (10,3/20).
Changement de registre avec le Crozes
Hermitage L 2001 du domaine Combier (agriculture
biologique) au nez typé de syrah avec des arômes de fruits rouges et
noirs, de couenne de lard et de fourrure. Bouche à l'attaque épicée, tannins
serrés, acidité qui doit se fondre et finale un peu amère. Un vin un peu dur
pour le moment mais qui va se fondre d’ici 2-3 ans (13,4/20).
De nouveau un très beau dernier vin avec le Coteaux
d’Aix-en-Provence Cuvée Aurélia 1998 du Domaine Terres Blanches (agriculture
biologique) au nez puissant et complexe sur des notes animales, du
cassis, une pointe d'hydrocarbures, du cuir, un coté sanguin, et des notes de
garrigue. Bouche superbe avec une attaque serrée, une acidité marquée, des
tannins racés, une matière concentrée, et une finale puissante mais équilibrée.
Un beau vin de saison, tout en puissance, idéal pour accompagner un gibier (15,2/20).
Une
très belle soirée qui nous permit en un mini tour de France de découvrir
quelques-unes des propriétés phares de la biodynamie
et de l’agriculture biologique.
Youri Sokolow
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Révision :
12 November 2007