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Caractéristiques générales et Historique du Château
Cru Bourgeois
Saint-Seurin de Cadourne
Propriétaire : Jean
Gautreau
Premières traces en 1633 (propriété de sieur Sociando)
Acheté par Mme Mallet en 1850 qui y accole son nom
De 1876 à 1969, cinq propriétaires se sont succédé.
En 1969 la propriété compte 5 ha et n’a guère bon réputation
Rachat par Jean Gautreau, négociant
Reconstitution du vignoble en un seul tenant
Rénovation du château, des chais et du cuvier
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58 ha de vignoble
Encépagement
55 % Cabernet-Sauvignon
40 % Merlot
5 % Cabernet franc & Petit Verdot
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Age Moyen des vignes : 20-25 ans
Haute densité de plantation : 8000 pieds/ha
Terroir : Graves sur un Substrat argilo-calcaire
Vendanges manuelles
Vinification
Fermentation à T° élevée (32-33°)
Macération longue (25-30 jours)
Remontage quotidiens
Élevage en Fûts (80-100 % neufs) pendant 12 mois
Pas de collage, ni de filtration
2 vins
Château Sociando-Mallet (+/- 230 000 bout/an)
La Demoiselle de Sociando-Mallet (+/- 150 000 bout/an)
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1986
Floraison
idéale, été chaud et sec, maturation lente, pluies en septembre, beau mois
d’octobre, belle structure si vendanges à maturité, excès d’acidité si
vendanges trop précoces. Récolte abondante
1987
Floraison précoce, pluies en juin et juillet (coulure,
millerandage), chaleur en août en début septembre mais pluie en fin septembre
et octobre, dilution et manque de concentration sauf si sélection rigoureuse.
1988
Floraison précoce, été moyen mais sans pluie, alternance
pluie et chaleur tropicale en octobre, beau millésime pour ceux qui ont su
attendre, parfois assez dur si maturité non optimale.
1989
Floraison précoce, canicule en juin, juillet et août
chauds, pluies occasionnelles permettant une maturation adéquate, beau mois de
septembre et vendanges précoces et importantes. Récolte exceptionnelle, vins
équilibrés
1990
Floraison précoce, juin pluvieux, juillet chaud, août
tropical, pluie septembre, et beau mois d’octobre. Récolte exceptionnelle et
vins très mûrs
1991
Gel en avril et destruction jusqu’à 80 % des jeunes
pousses, floraison tardive et contre-bourgeons, écart de maturité, juillet et
août corrects, pluie en septembre et octobre. Faible récolte et manque de
maturité
1992
Floraison précoce, beau mois de mai, pluie en juin, été
chaud et pluvieux, beau mois de septembre mais octobre pluvieux. Manque de
maturité et dilution.
1993
Floraison tardive, été sec mais peu ensoleillé, mais pluie
à partir du 10 septembre et octobre excessivement pluvieux. Vins de Merlot réussis,
peu de réussite en cabernet.
1994
Floraison précoce, été chaud et sec, mais de nouveau
pluies diluviennes en septembre, belle réussite en merlot, cabernet-sauvignon
durs, austères et herbacés. Qualité si sélection rigoureuse.
1995
Floraison précoce, été chaud et sec, récolte précoce,
abondante et de qualité exceptionnelle, maturité parfaite de tous les cépages
à
acidité basse, teneur en sucre élevée, grande concentration des composés phénoliques.
Très grand millésime. Envolée des prix
1996
Floraison précoce, été chaud et sec (mais moins qu’en
95), précipitations dans les 15 derniers jours de septembre et retour du beau
temps début octobre à
acidité plus élevée qu’en 95, degré élevés, richesse importante en
anthocyanes, Mais attention si vendanges trop précoces (acidité élevées et
tannins durs).
1997
Floraison précoce mais étalée, été tropical (chaud et
humide), hétérogénéité de maturation sur chaque grappe, orages en août,
pourriture et dilution des merlots, mais octobre sec et maturité à condition
d’avoir attendu. Millésime très disparate, prix surfaits.
1998
Floraison homogène, beau mois de juin, juillet froid et
couvert (grêle à Pomerol), chaleur torride en août, blocage de la maturité,
pluies en début septembre et reprise des maturations, septembre ensoleillé
mais pluies diluviennes en octobre. Millésime hétérogène, beaux vins des
Merlot, années difficiles pour les Cabernet. Prix plus sages mais toujours
surfaits.
1999
Floraison précoce, été chaud et sec, août torride et
orageux, grêle sur le libournais en septembre, pluies diluviennes à partir du
12 septembre, récolte abondante, diluée si sélection non rigoureuse. Prix
relativement raisonnables.
2000
Floraison précoce, début de juillet froid et humide puis août
et septembre chaud et sec, maturité des raisins exceptionnelle, rendements élevés,
acidité faible. Prix insolents (augmentation de 30 à 50 %).
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Médoc & Sauternes :
1855 : Classement basé sur le prix (devant théoriquement refléter la
qualité du vin), non révisable (sauf en 1973 – Mouton Rothschild)
Graves :
1959 : Classement basé sur la dégustation, non révisable.
Saint-Émilion :
1996 : Classement basé sur la dégustation, révisable. Tous les 10 ans.
Pomerol :
pas de classement
9 millésimes
dégustés à l’aveugle et dans le désordre (pour éviter les idées préconçues
sur certains millésimes).
1987
12,5/20
Robe rubis évoluée. Nez : réglisse, cuir, épices, léger tabac,
fruits cuits, fourrure. Bouche à l’attaque assez dure, acidité élevée,
manque de concentration, amertume et sècheresse en finale. Un vin qui aurait dû
être bu, ou qu’il faudrait boire sur un plat mijoté.
Robe
rubis dense. Nez : café, viande fumée, rillettes, chocolat au lait, fraise
lactée, cassis. Bouche à l’attaque dense, serrée, matière moyennement
concentrée, tannins rustiques et sécheresse typique du millésime en finale.
Un vin typé 1994 à revoir sur une viande grillée.
Robe
rubis presque noire. Nez élégant, cassis, fraise, légère réglisse, début
de sous-bois, chocolat. Bouche à l’attaque élégante, souple, un beau fruit,
une rétro de café et de réglisse, des tannins soyeux et une finale serrée,
une légère sécheresse mais moins que dans le 1994. Un vin en voie de se
fondre, qui se goûte bien pour le moment.
Robe
rubis dense, début d’évolution. Nez assez fermé, chocolat, sous-bois,
tripaille, réglisse. Bouche à l’attaque souple, élégante, tannins soyeux,
acidulés, matière concentrée, finale réglissée, un bel équilibre
d’ensemble. Un vin de repas, à la bouche fondue mais au nez encore loin d’être
ouvert. Difficile de présager de son évolution.
Robe
rubis dense. Nez : chocolat noir, réglisse, fraise, tabac, boîte à cigare,
cerise, cassis, café. Bouche : attaque élégante, vive, une acidité très
marquée, une belle rétro de tabac et une finale enrobée sur le cassis. Un vin
qui possède plus de fruit et d’enrobage que le 1988 mais qui reste néanmoins
encore assez austère et marqué par l’acidité. Grand potentiel de garde.
Robe
rubis dense. Nez : typé Sociando avec des notes de chocolat, de café, de
poivron, d’épices douces, de fraise, de cassis, de framboise, de poivre et
d’encre. Bouche : attaque ample, grande masse tannique, de l’ampleur, du
gras, de l’onctuosité et de la suavité, une matière concentrée, une longue
finale aux tannins élégants. Un très beau vin qui se goûte remarquablement,
mais qui possède encore un solide avenir.
Robe
rubis dense, presque noire. Nez très complexe, cuir, café, réglisse, lacté
et compoté, épices douces, fraise, cassis, myrtille, groseilles rouges, tabac,
léger fumé. Bouche à l’attaque onctueuse, ample, grasse, puissante, tannins
remarquables d’élégance, longueur et équilibre, finale puissante et
onctueuse. Un vin remarquable de complexité, de soyeux et de longueur. Un
monument, digne des plus grands.
Robe
rubis presque noire. Nez très mûr et typé, café, animal, fourrure, viande
fumée, réglisse, tabac, cassis. Bouche : attaque souple mais puissante, une
grande matière, une belle fraîcheur, une terrible masse tannique mais une
superbe acidité qui rehausse le tout. Un vin concentré au très bel avenir.
Robe
rubis presque noire. Nez très mûr et typé, café, fourrure, viande fumée, réglisse,
tabac, empyreumatique, cassis. Bouche : belle attaque soyeuse, grande
concentration de matière, belle suavité, de l’élégance et de la
concentration en finale mais un peu moins d’acidité que le 1996. Un vin tout
en opulence dans la lignée de 1990.
En
conclusion, peu de surprises, il existe bien une typicité Sociando avec ses arômes
de cassis et d’épices qui se marquent dès la naissance et qui restent au
vieillissement. Malgré les talents de Jean Gautreau, les millésimes dits
petits le sont réellement, 1994 et 1987 en sont les preuves dégustées. 1986
et 1988 sont des millésimes dont il est difficile de prédire l’évolution et
demande certainement encore quelques années de cave pour se livrer pleinement.
1995 et 1996 sont deux superbes millésimes qu’il conviendra de suivre avec
attention dans les 10 prochaines années. 1990 confirme haut la main le titre de
plus grand Sociando des 15 dernières années et est sans doute un des plus
grands Bordeaux du millésime.
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Révision :
21 September 2009