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Accords Mets-Vins
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- Pas
de vins fins avec des fromages forts (et oublier à tout jamais l’accord époisses
et vieux Bourgogne rouge).
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Toute l’année
Consistance ferme mais onctueuse, saveur prononcée en fonction de l’affinage (notes lactiques, minérales).
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Comme à l’accoutumée cette soirée accord vin-fromage fut très intéressante, elle nous a permis à nouveau de voir combien il est difficile d’harmoniser un vin et un fromage (je vous laisse imaginer le problème du plateau de fromages variés). Les accords théoriques que vous proposiez s’orientaient vers soit des vins régionaux blancs (Pacherenc, Jurançon, Irouléguy) ou rouges (madiran, côtes du Marmandais), soit vers des vins de Loire blancs (chenin ou sauvignon) ou rouges (Saumur-Champigny, Bourgueil, Chinon). Les vins ont d’abord été dégustés seul (première cote), puis régoûtés sur le fromage (deuxième cote).
| Nous avons commencé la soirée avec le Jurançon Cuvée Marie 2002 du domaine Hours au nez puissant de banane, d’agrumes confits, de fruits exotiques, et de fleurs blanches. La bouche est tout aussi réussie avec une attaque ample mais tendue, une matière concentrée, une superbe acidité, et une finale sur une belle note de fruits mûrs. Un très beau vin de dégustation mais qui est magnifié par le fromage et qui réalise sans conteste l’accord de la soirée (15,4/20 – 16,7/20). |
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Effet de séquence et effet de cépage, le Saumur blanc 2001 du Château du Hureau souffre de la comparaison avec un nez discret de craie, de poire, et de coing. La bouche reste dans le même registre avec une attaque tendue, une matière reposant sur un alcool assez présent, et une finale un peu stricte. Accord sans éclat, ni le vin, ni le fromage ne profitent de la confrontation, le fromage a même tendance à effacer le vin (13,7/20 – 13/20). |
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Changement de couleur avec le Côtes du Marmandais "Le vignoble d’Elian" 2001 du domaine Da Ros au nez puissant de fruits rouges lactés, de poivron, de réglisse et d’anis. Une bouche à l'attaque ample, une matière concentrée, des tannins serrés, une acidité présente, et une finale un peu austère sur une pointe d'amertume, en dégustation, mais un accord agréable, le vin se fondant sur le fromage, le fromage « arrondissant les angles » du vin (14,1/20 – 14,8/20). |
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Effet inverse avec le vin suivant le
Pessac-Léognan Château de Fieuzal 1988, superbe en dégustation avec son nez complexe
de fruits rouges et noirs lactés, de fumé, de torréfaction, de sous-bois, de
poivre, une note animale et sanguine. Bouche à l'attaque tendue, tannins racés,
acidité présente, alcool fondu, finale épicée. Un superbe vin tout en élégance,
mais à l’accord difficile sur le fromage qui dissocie le vin ; ce vin demande
plutôt un gibier ou un plat mijoté (15,4/20
– 14,1/20). |
| Avis partagés sur le dernier vin, le Cahors Les Laquets 2001 du domaine Cosse-Maisonneuve, tout en puissance avec son nez puissant de fruits rouges et noirs confiturés (mûre, myrtille, fraise), de torréfaction, de banane mûre, et une note vanillée. Bouche à l'attaque large, matière charnue, tannins onctueux, acidité présente, alcool marqué mais sans excès, finale tout en puissance. Un monstre de concentration qui réalise un accord moyen avec le fromage, le vin étant un peu trop opulent pour celui-ci (15,2/20 – 14,6/20). |
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... À vous de jouer
Youri Sokolow
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Révision :
12 November 2007