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La verticale des
Vouvray Secs
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Vignoble de la rive droite de la Loire
AOC en 1936
2056 ha sur 8 communes (Vouvray, Sainte-Radegonde, Rochecorbon, Parçay-Meslay, Nernous-sur-Brenne, Noizay, Chancay, Reugny)
Terroir argilo-calcaire (argile sur tuffeau) et argilo-silicieux (silex)
Exposition sud - sud-est
Climat Océanique
Sec : max 7 gr de résiduel
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Arômes de coing, poire, miel, minéral (craie), curry
Bouche puissante mais sans opulence, droite, nette.
Très grand potentiel de garde
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Sous la direction de Philippe Foreau depuis 1983
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Une belle dégustation où nous avons pu apprécier le potentiel de vieillissement et les différentes expressions du Chenin en fonction des caractéristiques du millésime. L’ordre des vins nous avait été suggéré par Philippe Foreau.
Millésimes Dégustés : 1978 - 1981 - 1996 - 1997 - 1998 - 1999 - 2000 - 2001 - 2002
Nous avons débuté la soirée avec le
2001 à la robe paille et au nez fermé et
assez simple, de poire, minéral et tilleul. La bouche à l'attaque droite,
possède une acidité très marquée et une finale stricte. Un vin fermé assez
austère pour le moment qui est sans doute entré dans une phase de repli (12,6/20).
Un saut de vingt ans en arrière ensuite avec le
1981 au nez
complexe et puissant où
l’on retrouve truffe, champignons, coing, miel, minéral (craie) et épices. Une
bouche à l'attaque droite et nette, où s’harmonisent une certaine rondeur et une
acidité encore marquée, belle longueur et finale serrée.
Un beau vin encore loin de son apogée (13,8/20).
Trois ans de moins mais une complexité hors normes pour le superbe
1978 qui s’ouvre sur un nez de complexe où
se mêlent coing, poire, mangue, minéral, truffe blanche, et une belle note
iodée. La bouche à l'attaque plus ronde, offre une acidité présente mais fondue,
une longueur kilométrique, et une large finale remarquablement équilibrée. Un
magnifique vin de gastronomie (15,2/20).
Effet de séquence et effet de millésime pour le 1999
qui apparaît puissamment marqué par des notes de menthol, d’iode, et de minéral.
La bouche à la belle attaque minérale est fortement marquée par l’amertume en
finale.
Un
vin atypique dont il est difficile de prédire l’évolution (13/20).
Nous enchaînons avec le 1998 aux arômes
végétaux (tilleul, ortie, rhubarbe), avec une petite touche minérale et
champignonnée. Une bouche à l'attaque souple, ronde, une acidité fondue et une
longueur moyenne en font un vin assez simple et prêt à boire (13,8/20).
Le 2000, à l’instar du 2001 précédemment,
est dans une phase de fermeture, on y décèle néanmoins des notes de miel, de
minéral, et de poire. La bouche possède une attaque ample, une acidité moyenne,
une longueur sur l'alcool, et une finale austère. Un vin dissocié à attendre
impérativement (13,7/20).
Nous avons fini la série en apothéose avec trois superbes vins. Le tout jeune
2002 explose littéralement d’ arômes floraux
(violette, fleurs blanches), de fruits jaunes (poire, coing), d’agrumes (citron)
et une belle note minérale (craie). La bouche, à l'attaque nette, s’ouvre sur
une grande acidité d’une rare élégance, une longueur de fruit kilométrique et
une finale serrée. Un vin au superbe potentiel de garde (15,8/20).
Grand ténor de la soirée, le 1996 est une
nouvelle preuve la fabuleuse réussite du millésime. Son nez est d’une grande
complexité avec des arômes de coing, poire, miel, minéral, tilleul,
mangue, fruits exotiques, café, curry. La Bouche s’ouvre sur une attaque à la
fois ample et droite, la matière est puissante, large, opulente, presque
tannique, l’acidité est superbe, et la finale kilométrique sans aucune amertume.
Un vin fabuleux, au solide potentiel de garde (16,7/20).
Le 1997 bien qui très réussi souffre un peu
de la comparaison malgré un nez puissant de rillettes, viande fumée, minéral,
tilleul, miel. La bouche s’ouvre sur une attaque large, l’acidité est fondue, et
la finale est longue mais un peu marquée par l'alcool. Un vin opulent qui pourra
encore évoluer (15,9/20).
Une magnifique dégustation qui nous a montré le potentiel de garde des vins du Clos Naudin et surtout leur remarquable complexité qui en font de merveilleux vins de repas.
Youri Sokolow
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Accords Mets-Vins avec les millésimes dégustés
En dégustation, Philippe Foreau nous propose les accords mets-vins suivants :
2001 - Des coques cuites au vin blanc avec un voile de curry
1981 - Anguilles au vin blanc
1978 - Fond d'artichaut à l'huile d'olive, copeaux de parmesan et de la truffe blanche
1999 - Saumon poêlé
1998 - Langoustines
2000 - Rouget grillé
2002 - Carpaccio de Saint-Jacques aux langoustines
1996 - Petites Saint-Jacques poêlées au beurre aller-retour
1997 - Lotte aux épices
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Révision :
12 November 2007