La Degustation Comparative des Vins
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1. Dégustation comparative à l'aveugle
Intérêt
- Comparaison objective sans influence des facteurs suivants :
Cépages
Millésimes
Terroirs
Vinification
-
Nécessité de la concentration
Difficultés
Effet de séquence
Influence mutuelle des dégustateurs
Fatigue
après une dizaine de vins
Exemple de fiche de dégustation
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2. Les séries aromatiques et les arômes

Exemple de fiche de dégustation
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Exemple de fiche de dégustation
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4. Le vocabulaire des sensations de bouche

Exemple de fiche de dégustation
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Analyse
du vin selon des critères reproductibles
Création d’une échelle de valeur personnelle
Possibilité de comparer l’évolution du vin et de ses goûts personnels dans le temps
Multiples
systèmes de cotation
Nécessité
de trouver un système objectif et reproductible
Exemple :
Cotation
sur 20
Analyse visuelle (/1)
Aspect
du vin, netteté, défaut
Analyse olfactive (/8)
Complexité aromatique
Défaut
Persistance
aromatique
Analyse gustative (/8)
Équilibre
Complexité
Persistance
Impression globale (/3)
Appréciation personnelle
Exemple de fiche de dégustation
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Localisation du vignoble et coût de l’achat
Méthodes culturales et de vinification
Méthodes d’élevage
Intermédiaires
(courtiers, importateurs,....)
- Effet spéculatif
Offre et demande
Millésime
Presse
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Avantages :
Inconvénients :
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Le Guide de la Revue du vin de France
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Avantages :
Inconvénients :
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Avantages :
Inconvénients :
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La
Revue des Vins de France (RVF)
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Avantages :
Inconvénients :
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Avantages :
Inconvénients :
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8. Application à une dégustation
Animateur : Youri Sokolow (youri.sokolow@levinpassion.com)
| Une soirée toujours agréable où l’on compare des vins issus de régions diverses et dont leur seul point commun est le prix. Pour l’occasion j’avais demandé à 4 cavistes de nous proposer 2 vins coups de cœur selon eux ; l’un aux alentours de 6 euros et l’autre aux alentours de 16 euros. Les vins ont été dégustés à l’aveugle, par série de « cavistes ». Pour chacun vous retrouverez entre parenthèses, la cote moyenne (C), le prix moyen estimé par les 20 dégustateurs présents (PME), le prix réel (PR), la différence et le nombre d’acheteurs potentiels au prix estimé (APME) et au prix réel (APR). Tout cela est un peu long mais fût riche en enseignement et surprises. | |
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Nous avons débuté par une série de vins blancs provenant de la cave des oblats à Liège. Tout d’abord le Costières de Nîmes Cuvée Expression 2005 du Château Beaubois au nez élégant sur des notes de citron, de pomme verte, une touche minérale et du miel. Bouche à l’attaque souple, tendue, amertume assez marquée, rétro de pamplemousse, finale assez longue sur une note citronnée. Un vin assez vif, au beau fruit, à boire sur son équilibre, un vin d’apéritif (C : 12/20, PME : 7 eur, PR : 6 eur, soit une surestimation de 17%, APME = APR = 4/20). |
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Ce vin était comparé au Côtes du Rhône Cuvée Vionysos 2003 du Château Saint Esteve d'Uchaux, au nez puissant de fruits exotiques, banane, mangue, bonbon, violette, poire. Bouche à l’attaque ample, une matière charnue, rétro de violette, alcool très présent, finale sur l’alcool, le fruit et une pointe d’amertume. Un vin tout en puissance dans un millésime riche, le vin le plus sous-estimé sur le plan financier de cette soirée (C : 12,5/20, PME : 10,5 eur, PR : 16 eur, soit une sous-estimation de 34%, APME = 3 < APR = 2/20). |
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Nous avons ensuite comparé 2 vins rouges du vin passion à Bruxelles, en commençant par le Côtes du Rhône Villages – Cairanne 2004 du Domaine Richaud au nez puissant sur des notes de garrigue (thym, romarin), touche de poivre, de fruits rouges et noirs (cassis, pruneau) à l’alcool. Bouche à l’attaque massive mais belle élégance de fruit, tannins poivrés, matière concentrée, belle longueur, finale sur une note fumée très agréable. Un beau vin en devenir, le vin le mieux coté de la soirée (C : 14,9/20, PME : 11,7 eur, PR : 14,8 eur, soit une sous-estimation de 21%, APME = 16 < APR = 13/20). |
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Pour suivre nous avons dégusté le Côtes du Roussillon Cuvée Mes Amis 2004 du Domaine Puig Parahy au nez élégant sur des notes de fraise, de cerise, de framboise de poivre, un coté lacté et épicé. Bouche à l’attaque souple, tout en fruit, bel équilibre de bouche sur le fruit, finale gouleyante, bien équilibrée. Un vin de fruit et de plaisir, le vin le plus surestimé sur le plan financier de cette soirée (C : 13,2/20, PME : 11,6 eur, PR : 6,8 eur, soit une surestimation de 70 %, APME = APR = 9/20) |
| La troisième série provenait de Melchior Vins à Mons avec pour commencer le Navarra Norte 2003 de la Bodega Inurietta au nez puissant sur des notes de poivron, de pain grillé, de fraise, de terre mouillée, de fourrure, de géranium, note d’agrumes. Bouche à l’attaque souple, fondue, élégante, rétro de poivron et de fruits lactés, tannins fondus, boisé intégré, finale souple et équilibrée. Un vin tout en équilibre (C : 13/20, PME : 10,5 eur, PR : 6,9 eur, soit une surestimation de 51 %, APME = APR = 9/20). |
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Nous avons comparé ce vin au Saint-Chinian Cuvée Ivresses 2004 du domaine Canet Valette au nez puissant sur des notes fumées, métalliques, pruneau, notes sanguines, animales, griotte, note empyreumatique et hydrocarburé, figue. Bouche à l’attaque suave, matière onctueuse, bouche charnue, beau retour de l’acidité et finale à la fois opulente et tendue. Un vin tout en suavité (C : 13/20, PME : 12,2 eur, PR : 16,9 eur, soit une sous-estimation de 27%, APME = 12 < APR = 8/20). |
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Nous avons terminé la soirée avec 2 vins provenant de Torhout vins à Liège. Tout d’abord le Costières de Nîmes Cuvée Tradition 2004 du Mas des Bressades au nez assez simple sur des notes de poivre, de fraise, de violette, note animale, fruits comptés. Bouche à l’attaque souple, ample, alcool très marqué, tannins souples, finale large sur l’alcool. Un vin fortement marqué par l’alcool qui ne trouve pas son équilibre (C : 11,8/20, PME : 9,3 eur, PR : 5,65 eur, soit une surestimation de 65 %, APME = APR = 3/20). |
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Nous avons fini la soirée avec le Côtes du Roussillon 2002 du domaine le Roc des Anges au nez puissant sur des notes d’hydrocarbures, de pétrole, de fruits noirs, de pneu brûlé, torréfaction, de cassis, de chocolat Bouche à l’attaque puissante, matière concentrée, tannins serrés, finale stricte mais équilibrée. Un vin en devenir, à attendre (C : 13,1/20, PME : 12,6 eur, PR : 16 eur, soit une sous-estimation de 25%, APME = 8 < APR = 6/20). |
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Youri Sokolow
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À l’instar de célèbres dégustateurs, d’une revue non moins célèbre, nous avons dégusté 8 vins à l’aveugle en essayant de leur attribuer un prix, et nous vous avions demandé si vous achèteriez le vin à ce prix. Soirée qui fut riche en enseignements, tant sur le plan gustatif que sur le plan intellectuel. Vous trouverez pour chaque vin, la cote moyenne des dégustateurs, le prix moyen évalué (PME), le prix réel (PR) et le nombre de personnes prêtes à acheter ce vin au prix qu’elles avaient estimés.
Nous
avons débuté la soirée avec l’Alsace Riesling
Domaine Meyer Fonné au nez opulent, fleurs, fruits jaunes,
ananas, levure, minéral. Bouche à l'attaque onctueuse, mais assez
courte, acidité assez faible, longueur moyenne, finale sur l'amertume du
fruit. Un vin typé 2003.
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Le 2e
blanc dégusté fut le Pessac Léognan L de la
Louvière 2003 qui offrait un nez au boisé assez présent,
pamplemousse, pain grillé, vanille, petites fleurs blanches, pipi de
chat. Bouche à l'attaque ample, boisé marqué, belle acidité qui revient
en finale pour rafraîchir l'ensemble. Un vin de plaisir.
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Première
série de rouge et deux vins diamétralement opposé avec tout d’abord le
Touraine Domaine de la Grange Tiphaine Cot
Vieilles Vignes 2004 au nez complexe, oeillet, poudre de riz,
poivron, fraise. Bouche à l'attaque tendue, très beau fruit, grande
fraîcheur, tannins serrés, finale stricte. Un vin qui divise en deux le
groupe des dégustateurs, l’un le trouvant quasiment imbuvable, l’autre
le trouvant excessivement rafraîchissant (11,1/20 – PME 8,7 euros, PR 10
euros soit une sous-évaluation de 12,7 %, Achat 3/15).
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Pour
suivre le Côtes du Roussillon Domaine du Clos
des Fées Les Sorcières 2004 au nez puissant hydrocarbures,
fruits cuits, garrigue, vanille, lacté, chocolat. Bouche attaque sur
une pointe de CO2, du fruit, de l'ampleur et une finale large sur une
pointe d'amertume. Un vin charnu et gouleyant.
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Deuxième série de rouges avec des vins d’un niveau plus élevé : |
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Pour commencer, le Saint Julien Château du Glana 2003 au nez typé sur des notes de fraise, de café, d'épices douces, de terre mouillée. Bouche à l'attaque élégante, belle fraîcheur, tannins racés, finale élégante. Un Bordeaux typé à boire sur son équilibre.
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Vint
ensuite le Saumur Champigny Château du Hureau
Cuvée Lisagathe 2003 au nez puissant, confiture de fraises,
fruits compotés, lacté, vanille. Bouche à l'attaque ample, un fruit très
présent, de la matière, et une finale riche et concentrée. Un vin tout
en puissance typique du millésime.
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Tout d’abord le Coteaux du Layon Domaine Leduc-Frouin La Seigneurerie 1995 au nez typé poire, pomme, ananas, coing, cire. Bouche à l'attaque onctueuse, mais avec un superbe fruit et une belle acidité qui équilibre le tout. Un très beau vin tout en équilibre, sans conteste le vin de la soirée.
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Pour
finir la soirée, nous avons dégusté le Maury
Domaine Pouderoux Vendange 2003 au nez puissant cerise,
fruits compotés, chocolat, prune. Bouche à l'attaque ample, belle
matière tannique, finale épicée. Un très beau vin doux naturel tout en
équilibre.
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| Une belle soirée d’initiation à la dégustation comparative qui nous a permis de survoler la France du vin à différentes hauteurs de prix, avec de bonnes et de moins bonnes surprises. | |
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À l’instar de célèbres dégustateurs, d’une revue non moins célèbre, nous avons dégusté 8 vins à l’aveugle en essayant de leur attribuer un prix, et nous vous avions demandé si vous achèteriez le vin à ce prix. Soirée qui fut riche en enseignements, tant sur le plan gustatif que sur le plan intellectuel. Vous trouverez pour chaque vin, la cote moyenne des dégustateurs, le prix moyen évalué, le prix réel et le nombre de personnes prêtes à acheter ce vin au prix qu’elles avaient estimés.
Nous
avons débuté la soirée le Muscadet Sèvre et Maine
sur Lie Domaine de la Louvetrie cuvée Amphibolite Nature 2003
au nez tout en fraîcheur sur des notes de citron, de pamplemousse jaune et
de minéral (craie). Bouche à l’attaque nette, vive, un beau fruit, une
acidité marquée mais pas excessive et une longueur moyenne sur les
agrumes. Un beau vin tout en fruit et en fraîcheur, à boire sur son
équilibre.
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En
dégustation comparative, il était associé au Cour
Cheverny Domaine des Huards 2000 au nez typé sur des notes de
cire, de térébenthine, de pétrole, et de miel. Bouche à l’attaque ample,
large, un fruit discret, une acidité présente en milieu de bouche et une
finale légèrement amère. Un vin qui apparaît un peu dissocié pour le
moment.
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| Ces deux blancs confirment qu’il existe encore des vins simples à des prix abordables. | |
Nous
avons enchaîné avec le Givry Premier Cru Petit
Marole Domaine Lumpp 2001 au nez complexe, ananas, fruits secs,
fleurs blanches, fruits exotiques, rillettes, pain grillé. Bouche à
l’attaque ample, belle rétro de fruits exotiques, bel équilibre
alcool-acidité, boisé présent mais intégré, finale harmonieuse. Un beau
Chardonnay tout en fraîcheur et en équilibre.
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Dans un
style tout à fait différent, le Coteaux du Loir
Domaine de Bellivière Vieilles Vignes Eparses 2002 montrait un
nez opulent sur des notes de coing, de pomme blette, de poire, de miel,
sur un fond minéral et végétal (ortie, céleri). Bouche à l’attaque à la
fois ample et tendue, l’alcool est présent mais est contrecarré par une
acidité marquée, la finale est longue et puissante. Un vin encore un peu
dissocié pour le moment mais qui possède un potentiel de garde
impressionnant.
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Une série de deux beaux vins mais dont le prix est
largement au-dessus de l’estimation des dégustateurs. La première série de rouges nous a offert une comparaison entre deux vins de plaisir immédiat. |
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Tout
d’abord le Chinon Domaine Alliet 2002
au nez typé sur des notes de poivron, de terre mouillée, d’oeillet, de
guimauve, de géranium, et de fruits rouges. Bouche à l’attaque souple sur
de belles notes de fruits rouges acidulés et de poivron, de la fraîcheur,
des tannins fondus, un bel équilibre et une finale ronde. Un cabernet
franc très pur, dans un millésime tout en équilibre.
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Ensuite,
le Saint-Chinian Mas Champart Causse du Bousquet
2000 au nez puissant sur des notes de fruits noirs à l’alcool,
de garrigue, de chocolat, de caramel, de café et d’amande. Bouche à
l’attaque ample, rétro de fruits à l’alcool, tannins massifs, alcool
présent mais néanmoins équilibré par une belle acidité qui l’empêche de
sombrer dans la lourdeur, finale riche et équilibrée. Un vin très sudiste
à boire sur son équilibre.
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Comme la première série
de blancs, dans cette gamme de prix (environ 10 euros), il existe sans
conteste pas mal de vins au bon rapport qualité prix. |
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D’abord
le Haut-Médoc Château Sociando-Mallet 1996
au nez puissant mais dominé par le bois, café, pain grillé, chocolat,
cassis, sous-bois, humus, réglisse. Bouche à l’attaque ample, boisée
marquée, acidité très présente, tannins serrés, une belle longueur mais
une pointe d’amertume en finale. Un vin qui semble être rentré dans une
phase de repli.
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Enfin le
Vin de Pays de l’Hérault Domaine de la Grange des
Pères 1996 au Nez élégant et complexe de poivre, fraise,
framboise, note lactée, cuir, animal et une touche terreuse. Bouche à
l’attaque élégante, un très beau fruit, des tannins épicés, une acidité
fondue et une longue finale sur une belle note poivrée. Un vin tout en
élégance qui se goûte à merveille pour le moment
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Cette dernière série nous confirme la même tendance que
lors de la série des blancs hauts de gamme, à savoir une nette sous
estimation du prix par les dégustateurs dès que les vins passent la barre
des 15 euros. Une belle soirée d’initiation à la dégustation comparative qui nous a permis de survoler la France du vin à différentes hauteurs de prix, avec de bonnes et de moins bonnes surprises. |
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À
l’instar de célèbres dégustateurs, d’une revue non moins célèbre, nous
avons dégusté 8 vins à l’aveugle en essayant de leur attribuer un prix, et
nous vous avions demandé si vous achèteriez le vin à ce prix. Soirée qui fut
riche en enseignements, tant sur le plan gustatif que sur le plan intellectuel.
Vous trouverez entre parenthèse, la cote moyenne, le prix moyen évalué, le
prix réel et le nombre de personnes prêtes à acheter ce vin au prix
qu’elles avaient estimés.
Nous avons débuté la soirée avec deux blancs ; Le Mosel-Saar-Ruwer Riesling Kestener Paulinsberg Spätlese Trocken 2001 du domaine Klostergut Himmeroder Hof, typé avec des notes minérales, citronnées, et de miel. Bouche à l'attaque minérale, belle fraîcheur, finale à la fois ample et tendue. Un vin assez simple mais agréable (12,4/20 – 7,4 / 7,59 euros – 3/18). Vint ensuite la Roussette de Savoie 2001 du domaine Lupin dans un style opposé avec des notes florales, des fruits exotiques, et de la poire. La bouche est ample, expressive, mais la finale est légèrement chaude et amère. Un vin assez opulent (12,2/20 – 8,1 / 7,4 euros – 3/18).
Nous
avons enchaîné avec une deuxième série de blancs dans des styles diamétralement
opposés, dans le but de montrer l’importance de l’effet de séquence. L’Alsace
Tokay- Pinot Gris Réserve Particulière 2001 du domaine Meyer-Fonné
montre un nez typé où l’on retrouve du fumé, de la pomme, et de l’amande
amère. La bouche est opulente, avec néanmoins une petite pointe de CO2 à
l’attaque, la matière est présente, le sucre résiduel aussi et la finale
est assez ample. Un vin démonstratif
(13,4/20 – 9 / 10,5 euros – 6/18).
À l’opposé le Savennières La Jalousie 1999 du
domaine du Closel est tout aussi typé avec ses
arômes de cire, de tilleul, de fruits secs et sa touche iodé. La bouche
s’ouvre sur une attaque large, chaude, mais droite et nette, la matière est
concentrée et la finale très longue avec une belle rétro iodée. Un Savennières
typique qui comme toujours rencontre l’adhésion ou le rejet. (12,6/20
– 9,9 / 10 euros – 3/18).
La
première série de rouge opposait le Nord et le Sud. Le Nord tout d’abord
avec le Chinon 2002 du domaine Alliet
très typé avec ses notes d’oeillet, de poivron, de fruits rouges acidulés,
et de terre humide. La bouche s’ouvre sur une attaque fraîche, un beau fruit,
une matière concentrée et des tannins frais, une légère amertume en finale
l’empêche d’être parfait. (14,3/20 – 10,5 /
10,3 euros - 13/18). Le Sud ensuite avec le Côtes
du Rhône R:R 2000 au nez explosif de fruits
rouges et noirs à l’alcool, d’étable et d’hydrocarbures. La bouche est
également dominée par l'alcool, la matière est présente, mais la finale est
légèrement amère et sèche. (13,7/20 – 11,2 /9
euros - 5/18).
Nous
avons fini la soirée avec deux très beaux vins opposés dans leurs styles.
Tout d’abord le Côtes du Marmandais Clos Bacquey
1999, remarquable de race et de sensualité
avec son nez puissant de cassis, d’encre, de vanille, et une note mentholée
et sanguine. La bouche montre une attaque ample, racée, des tannins à la fois
denses et frais et une finale serrée sans sécheresse. (15,3/20
– 15,2 / 14 – 14/18). Et pour finir la soirée
nous avions opté pour le Corbières Réserve 2001
du château Mansenoble au nez de café, de
cassis, de garrigue, et de fourrure mouillée. La bouche montre une attaque
ample, une matière riche et onctueuse, des tannins onctueux et une finale riche
mais un ensemble un peu too much. (15,1/20 – 14,6
/ 14,5 – 12/18).
Une soirée intéressante qui nous permis de juger des vins non seulement sur le plan gustatif mais également sur le plan du rapport qualité/prix.
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A
l’instar de célèbres dégustateurs, d’une revue non moins célèbre, nous
avons dégusté 8 vins à l’aveugle en essayant de leur attribuer un prix, et
nous vous avions demandé si vous achèteriez le vin à ce prix. Soirée qui fut
riche en enseignements, tant sur le plan gustatif que sur le plan intellectuel.
Vous trouverez entre parenthèse, la cote moyenne, le prix moyen évalué, le
prix réél et le nombre de personnes prêtes à acheter ce vin au prix
qu’elles avaient estimés.
Nous avons débuté la soirée avec deux blancs ; Le Sauvignon 2001 du domaine des Corbillières, typé avec ses arômes de pomme verte, citron , buis et une touche minérale. La bouche est fraîche sur des notes citronnées, l’ensemble est simple et facile mais reflète une belle expression variétale du cépage (12,3/20 – 5,25 / 5,99 euros – 5/13). Vint ensuite le Vernaccia di San Gimignano Titolato 2001 du domaine Strozzi beaucoup plus fermé avec des arômes de cire, de miel et une note légère d’oxydation, évolue vers le miel. L’attaque de bouche est ample tout en restant droite et nette, la finale est assez longue et stricte. Un vin difficile en dégustation, qui demande impérativement un plat pour s’arrondir (12/20 – 6,45 / 5,99 euros – 2/13).
Première série de rouge avec 2 rouges à base
de syrah, tout d’abord le
Coteaux du Languedoc Pic Saint Loup 1999 du Domaine
Devois du Claus qui s’exprime superbement avec ses arômes de mûre, de
bergamotte et d’épices douces et son boisé vanillé bien intégré.
L’attaque de bouche est ample, grasse, ronde, les tannins sont onctueux, la
matière élégante et la finale équilibrée. Un vin de fruit vinifié pour être
bu jeune et qui se livre pleinement (14,1/20 – 10,04 / 10,3 euros –
11/13).
A l’opposé le
Crozes Hermitage les Pierelles 1999 du domaine Belle offrait un
nez plus austère avec des notes animales, du poivre, et un côté lacté. La
bouche est acidulée, les tannins sont frais, la finale assez stricte. Une syrah
assez brute, un peu sur la réserve pour le moment (13/20 – 9,5 / 10,2 euros
– 2/13).

Dans un style totalement différent la série suivante à vu
s’opposer Un Bordeaux et un Madiran. Le
Moulis 1999 Château Anthonic offrait
un nez typé avec des arômes de cassis et fraise sur un fond d’humus, de café
froid et de réglisse. L’attaque de bouche est élégante, finement boisée,
les tannins sont civilisés, la finale est un peu stricte mais équilibrée. Un
beau Bordeaux structuré et équilibré (14,8/20 – 12,5 / 10,9 euros -
9/13).
Dans un style plus massif et concentré
le Madiran cuvée Charles de Baatz du
Domaine Berthoumieu offre un nez puissant où l’on retrouve de l’orange amère,
des épices, du cassis, et de l’anis. La bouche est structurée, le boisé présent
mais bien intégré, la matière est concentrée et la finale longue sur des
tannins très frais. Un vin massif qui impressionne par sa concentration. (14,7/20 – 13,27 /10,9 euros -
10/13). Deux vins que vous avez appréciés et
largement surévalués.
Nous avons fini la soirée avec deux très beaux vins
opposés dans leurs styles. Tout d’abord le
Saint-Joseph 2000 du domaine
Graillot au superbe nez de syrah où l’on retrouve de la couenne de lard, du
fumé, d l’œillet, et des fruits noirs acidulés. L’attaque de
bouche est élégante, fraîche, la matière est serrée, les tannins épicés,
la finale est longue et acidulée, tout en restant en équilibre. Une très
belle expression de la syrah (14,8/20 – 13,9 / 13,9 –
8/13).
Et pour finir
la soirée en beauté, le
Barbera d’Asti Gaiana 1999 du domaine Bonfante
et
Chiarle qui explosait littéralement d’arômes de cerise noire, de framboise,
de café, d’épices, et d’amande. La bouche est élégante, malgré
l’alcool qui est bien équilibré par une belle acidité qui revient en
finale. Un Barbera classique tout en fruit. (15,3/20 – 13,45 / 13,9 –
10/13).
Une
soirée intéressante qui nous permis de juger des vins non seulement sur le
plan gustatif mais également sur le plan du rapport qualité/prix. Sans
conteste Madiran sort (comme à son habitude oserais-je dire) grand vainqueur de
la soirée.
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Pour illustrer ces aspects théoriques, nous avons réalisé 4 dégustation comparative avec chaque fois un point commun entre les 2 vins opposés.
Un
premier « match » à opposé 2 vins blancs, monocépages, issus de
terroirs assez minéraux et s’est soldé par un match nul. La Roussette de
Savoie Cru Frangy 2000 du domaine Lupin (13,1/20), issue du cépage Altesse,
exprimait de belles notes de fleurs et de fruits jaunes très mûrs. L’attaque
de bouche assez opulente contrastait avec une finale plutôt minérale. Un vin
agéable à boire sur son équilibre. Aux antipodes du précédent le Muscadet Sèvre
et Maine sur Lie Expression de Granit du domaine de l’Écu 2000 (13,2/20) se
montrait plus réservé au nez avec des arômes minéraux et végétaux. La
bouche par contre offrait une plus grande profondeur et une belle longueur qui
lui permettront de se reposer sereinement pendant quelques années.
2 Bordeaux 1990 pour suivre, Victoire de la rive gauche avec Le Haut-Médoc château Tour du Haut Moulin (14,2/20) aux notes typiques de cuir et de cassis, et aux tannins fondus. L’ensemble est harmonieux et à maturité. Par contre le Canon Fronsac le château la Fleur Cailleau (12,9/20) aux notes surmûries et réglissées manquait totalement d’équilibre et apparaissait totalement dissocié.

Nous
avons enchainé avec 2 grands Saumur-Champigny dans un millésime superbe
(1996)
en opposant Foucault à Vatan. Domination du ténor de l’appellation avec la
cuvée Les Poyeux du clos Rougeard (15,6/20) d’une élégance impressionante
tant au nez avec ses arômes floraux (rose, violette), fruités (cerise,
framboise, groseille) et épicés (poivre, canelle), qu’en bouche où l’équilibre
est remarquable et les tannins d’une élégance rare. La Cuvée Lisagathe du
Château du Hureau (14,8/20) apparaît plus fermé avec des arômes d’encre,
de poivron et d’orange amère. La bouche est puissante, grasse, massive mais légèrement
plus rustique sur les Poyeux. Néanmoins ce vin possède un solide potentiel de
garde.
Syrah du Rhône et du Languedoc pour terminer avec à prix égal, une nette domination du Rhône. Le Crozes-Hermitage de Graillot (15,2/20) explose d’arômes typé de syrah du nord ; œillet, viande fumée, mûre, poivre. La bouche est typée avec une matière concentrée et une acidité superbe qui évite au vin de sombrer dans l’opulence. Le Coteaux du Languedoc Cuvée Antonin du Château Grès Saint-Paul (14,7/20) offre des arômes plus réduits, giboyeux et pétrolé. La bouche est opulente, chaude, grasse et manque un peu d’élégance surtout dégustation comparative.
Oenolophilement votre,
Youri Sokolow (youri.sokolow@levinpassion.com)
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Révision :
21 September 2009