Les Grandes Dégustations des cours du Vin Passion

La Degustation Comparative des Vins


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1. Dégustation comparative à l'aveugle

Intérêt

- Comparaison objective sans influence des facteurs suivants :

- Nécessité de la concentration   

Difficultés

Exemple de fiche de dégustation

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2.  Les séries aromatiques et les arômes

Exemple de fiche de dégustation

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3.   Les sensations tactiles

Exemple de fiche de dégustation

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4.  Le vocabulaire des sensations de bouche

Exemple de fiche de dégustation

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5. Cotation des vins

Pourquoi coter les vins ?

Comment coter les vins ?

    Exemple :

Cotation sur 20

Analyse visuelle (/1)

Analyse olfactive (/8)

Analyse gustative (/8)

Impression globale (/3)

Difficultés 

Exemple de fiche de dégustation

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6. Le Prix du Vin 

Facteurs influençant le prix du vin :

-  Le vin

-  La commercialisation

-  Effet spéculatif

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7. Les Guides

Hachette

Avantages :

  • Le plus complet (toutes les appellations)

  • Commentaires clairs

  • Pas de favoritisme (dégustation à l’aveugle)

Inconvénients :

  •  800 dégustateurs

  • Appel d’offre aux vignerons (envoie qui veut et ce qu’il veut)

  • L’ensemble des vins dégustés n’est pas cité

Le Guide de la Revue du vin de France

Avantages :

  • 2 dégustateurs

  • Évaluation de l’ensemble des appellations et des domaines

  • Évaluation selon plusieurs critères et sur plusieurs millésimes

  • Commentaires sur le domaine

Inconvénients : 

  • 2 dégustateurs

  • Demande d’échantillon aux vignerons 

Parker

Avantages :

  • 1 dégustateur

  • Réévaluation des vins au cours du temps

  • Commentaires très clairs et très précis

  • Objectivité de la cotation 

Inconvénients : 

  • 1 dégustateur

  • Manque de diversité au niveau des appellations

  • Pas de dégustation à l’aveugle  

La Revue des Vins de France (RVF)  

Avantages : 

  • 1 jury de +/- 10 personnes +/- constant

  • Commentaires clairs et précis

  • Liste des vins dégustés 

Inconvénients : 

  • Appel d’offre aux syndicats

  • Revue française  

In Vino Veritas (IVV)

Avantages : 

  • 1 jury de +/- 10 personnes +/- constant

  • Commentaires clairs et précis

  • Liste des vins dégustés

  • Revue belge 

Inconvénients : 

  • Appel d’offre aux syndicats et aux cavistes

  • Sévérité des cotations

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8. Application à une dégustation

Animateur : Youri Sokolow  (youri.sokolow@levinpassion.com)


Dégustation de 09/2006

Une soirée toujours agréable où l’on compare des vins issus de régions diverses et dont leur seul point commun est le prix. Pour l’occasion j’avais demandé à 4 cavistes de nous proposer 2 vins coups de cœur selon eux ; l’un aux alentours de 6 euros et l’autre aux alentours de 16 euros. Les vins ont été dégustés à l’aveugle, par série de « cavistes ». Pour chacun vous retrouverez entre parenthèses, la cote moyenne (C), le prix moyen estimé par les 20 dégustateurs présents (PME), le prix réel (PR), la différence et le nombre d’acheteurs potentiels au prix estimé (APME) et au prix réel (APR). Tout cela est un peu long mais fût riche en enseignement et surprises.

Nous avons débuté par une série de vins blancs provenant de la cave des oblats à Liège. Tout d’abord le Costières de Nîmes Cuvée Expression 2005 du Château Beaubois au nez élégant sur des notes de citron, de pomme verte, une touche minérale et du miel. Bouche à l’attaque souple, tendue, amertume assez marquée, rétro de pamplemousse, finale assez longue sur une note citronnée. Un vin assez vif, au beau fruit, à boire sur son équilibre, un vin d’apéritif (C : 12/20, PME : 7 eur, PR : 6 eur, soit une surestimation de 17%, APME = APR = 4/20).

Ce vin était comparé au Côtes du Rhône Cuvée Vionysos 2003 du Château Saint Esteve d'Uchaux, au nez puissant de fruits exotiques, banane, mangue, bonbon, violette, poire. Bouche à l’attaque ample, une matière charnue, rétro de violette, alcool très présent, finale sur l’alcool, le fruit et une pointe d’amertume. Un vin tout en puissance dans un millésime riche, le vin le plus sous-estimé sur le plan financier de cette soirée (C : 12,5/20, PME : 10,5 eur, PR : 16 eur, soit une sous-estimation de 34%, APME = 3 < APR = 2/20).

Nous avons ensuite comparé 2 vins rouges du vin passion à Bruxelles, en commençant par le Côtes du Rhône Villages – Cairanne 2004 du Domaine Richaud au nez puissant sur des notes de garrigue (thym, romarin), touche de poivre, de fruits rouges et noirs (cassis, pruneau) à l’alcool. Bouche à l’attaque massive mais belle élégance de fruit, tannins poivrés, matière concentrée, belle longueur, finale sur une note fumée très agréable. Un beau vin en devenir, le vin le mieux coté de la soirée (C : 14,9/20, PME : 11,7 eur, PR : 14,8 eur, soit une sous-estimation de 21%, APME = 16 < APR = 13/20).

Pour suivre nous avons dégusté le Côtes du Roussillon Cuvée Mes Amis 2004 du Domaine Puig Parahy au nez élégant sur des notes de fraise, de cerise, de framboise de poivre, un coté lacté et épicé. Bouche à l’attaque souple, tout en fruit, bel équilibre de bouche sur le fruit, finale gouleyante, bien équilibrée. Un vin de fruit et de plaisir, le vin le plus surestimé sur le plan financier de cette soirée (C : 13,2/20, PME : 11,6 eur, PR : 6,8 eur, soit une surestimation de 70 %, APME = APR = 9/20)
La troisième série provenait de Melchior Vins à Mons avec pour commencer le Navarra Norte 2003 de la Bodega Inurietta au nez puissant sur des notes de poivron, de pain grillé, de fraise, de terre mouillée, de fourrure, de géranium, note d’agrumes. Bouche à l’attaque souple, fondue, élégante, rétro de poivron et de fruits lactés, tannins fondus, boisé intégré, finale souple et équilibrée. Un vin tout en équilibre (C : 13/20, PME : 10,5 eur, PR : 6,9 eur, soit une surestimation de 51 %, APME = APR = 9/20).

Nous avons comparé ce vin au Saint-Chinian Cuvée Ivresses 2004 du domaine Canet Valette au nez puissant sur des notes fumées, métalliques, pruneau, notes sanguines, animales, griotte, note empyreumatique et hydrocarburé, figue. Bouche à l’attaque suave, matière onctueuse, bouche charnue, beau retour de l’acidité et finale à la fois opulente et tendue. Un vin tout en suavité (C : 13/20, PME : 12,2 eur, PR : 16,9 eur, soit une sous-estimation de 27%, APME = 12 < APR = 8/20).

Nous avons terminé la soirée avec 2 vins provenant de Torhout vins à Liège. Tout d’abord le Costières de Nîmes Cuvée Tradition 2004 du Mas des Bressades au nez assez simple sur des notes de poivre, de fraise, de violette, note animale, fruits comptés. Bouche à l’attaque souple, ample, alcool très marqué, tannins souples, finale large sur l’alcool. Un vin fortement marqué par l’alcool qui ne trouve pas son équilibre (C : 11,8/20, PME : 9,3 eur, PR : 5,65 eur, soit une surestimation de 65 %, APME = APR = 3/20).

Nous avons fini la soirée avec le Côtes du Roussillon 2002 du domaine le Roc des Anges au nez puissant sur des notes d’hydrocarbures, de pétrole, de fruits noirs, de pneu brûlé, torréfaction, de cassis, de chocolat Bouche à l’attaque puissante, matière concentrée, tannins serrés, finale stricte mais équilibrée. Un vin en devenir, à attendre (C : 13,1/20, PME : 12,6 eur, PR : 16 eur, soit une sous-estimation de 25%, APME = 8 < APR = 6/20).


Une soirée amusante et riche en enseignements. Tout d’abord par rapport au choix des cavistes, la majorité des vins choisis étaient des vins du sud, riches, puissants, tout en rondeur. Pas de vins de Loire, ni des vins frais et acides. Ensuite par rapport au prix, tous les vins aux alentours de 16 euros ont été sous-estimés financièrement et tous les vins aux alentours de 6 euros ont été surestimés financièrement, il y a donc encore moyen de se faire plaisir pour pas trop cher. Enfin, à la question quel est le prix d’un « vin de tous les jours » vous avez répondu en moyenne 7,8 euros (avec des extrêmes allant de 5 à 10 euros). Pour un vin d’un bon rapport qualité vous avez répondu en moyenne 13,45 euros (avec des extrêmes allant de 5 à 27,5 euros). Et pour un vin cher vous avez répondu en moyenne 40 euros (avec des extrêmes allant de 22 à 150 euros).

Youri Sokolow

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Dégustation de 09/2005

À l’instar de célèbres dégustateurs, d’une revue non moins célèbre, nous avons dégusté 8 vins à l’aveugle en essayant de leur attribuer un prix, et nous vous avions demandé si vous achèteriez le vin à ce prix. Soirée qui fut riche en enseignements, tant sur le plan gustatif que sur le plan intellectuel. Vous trouverez pour chaque vin, la cote moyenne des dégustateurs, le prix moyen évalué (PME), le prix réel (PR) et le nombre de personnes prêtes à acheter ce vin au prix qu’elles avaient estimés.

Nous avons débuté la soirée avec l’Alsace Riesling Domaine Meyer Fonné au nez opulent, fleurs, fruits jaunes, ananas, levure, minéral. Bouche à l'attaque onctueuse, mais assez courte, acidité assez faible, longueur moyenne, finale sur l'amertume du fruit. Un vin typé 2003.
  • Cote moyenne : 13,3/20
  • Prix estimé : 8,9 euros
  • Prix réel : 9,8 euros soit un sous-estimation de 9,3 %
  • Achat : 6 personnes sur 15

Le 2e blanc dégusté fut le Pessac Léognan L de la Louvière 2003 qui offrait un  nez au boisé assez présent, pamplemousse, pain grillé, vanille, petites fleurs blanches, pipi de chat. Bouche à l'attaque ample, boisé marqué, belle acidité qui revient en finale pour rafraîchir l'ensemble. Un vin de plaisir.
  • Cote moyenne : 12,2/20
  • Prix estimé : 10,2 euros
  • Prix réel : 7,99 euros soit un surestimation de 27,1%
  • Achat : 5 personnes sur 15
Première série de rouge et deux vins diamétralement opposé avec tout d’abord le Touraine Domaine de la Grange Tiphaine Cot Vieilles Vignes 2004 au nez complexe, oeillet, poudre de riz, poivron, fraise. Bouche à l'attaque tendue, très beau fruit, grande fraîcheur, tannins serrés, finale stricte. Un vin qui divise en deux le groupe des dégustateurs, l’un le trouvant quasiment imbuvable, l’autre le trouvant excessivement rafraîchissant (11,1/20 – PME 8,7 euros, PR 10 euros soit une sous-évaluation de 12,7 %, Achat 3/15).
  • Cote moyenne : 11.1/20
  • Prix estimé : 8,7 euros
  • Prix réel : 10 euros soit un sous-estimation de 12,7 %
  • Achat : 3 personnes sur 15



Damien Delechenau du Domaine la Grange Tiphaine

Pour suivre le Côtes du Roussillon Domaine du Clos des Fées Les Sorcières 2004 au nez puissant hydrocarbures, fruits cuits, garrigue,  vanille, lacté, chocolat. Bouche attaque sur une pointe de CO2, du fruit, de l'ampleur et une finale large sur une pointe d'amertume. Un vin charnu et gouleyant.
  • Cote moyenne : 14,2/20
  • Prix estimé : 11,1 euros
  • Prix réel : 10,4 euros soit une surévaluation de 6,5 %
  • Achat : 13 personnes sur 15

Deuxième série de rouges avec des vins d’un niveau plus élevé :

Pour commencer, le Saint Julien Château du Glana 2003 au nez typé sur des notes de fraise, de café, d'épices douces, de terre mouillée. Bouche à l'attaque élégante, belle fraîcheur, tannins racés, finale élégante. Un Bordeaux typé à boire sur son équilibre.
  • Cote moyenne : 13,5/20
  • Prix estimé : 12,2 euros
  • Prix réel : 12,9 euros soit un sur estimation de 10 %
  • Achat : 7 personnes sur 15

Vint ensuite le Saumur Champigny Château du Hureau Cuvée Lisagathe 2003 au nez puissant, confiture de fraises, fruits compotés, lacté, vanille. Bouche à l'attaque ample, un fruit très présent, de la matière, et une finale riche et concentrée. Un vin tout en puissance typique du millésime.
  • Cote moyenne : 14,7/20
  • Prix estimé : 13,3 euros
  • Prix réel : 19 euros soit un sous-évaluation de 30,1 %
  • Achat : 11 personnes sur 15


Pour terminer la soirée nous avons comparé deux types de vin doux.


Tout d’abord le Coteaux du Layon Domaine Leduc-Frouin La Seigneurerie 1995 au nez typé poire, pomme, ananas, coing, cire. Bouche à l'attaque onctueuse, mais avec un superbe fruit et une belle acidité qui équilibre le tout. Un très beau vin tout en équilibre, sans conteste le vin de la soirée
.
  • Cote moyenne : 16/20
  • Prix estimé : 15,5 euros
  • Prix réel (à l’époque) : 12,4 euros soit une surévaluation de 24,6%
  • Achat 15 personnes sur 15

Pour finir la soirée, nous avons dégusté le Maury Domaine Pouderoux Vendange 2003 au nez puissant cerise, fruits compotés, chocolat, prune. Bouche à l'attaque ample, belle matière tannique, finale épicée. Un très beau vin doux naturel tout en équilibre.
  • Cote moyenne : 14, 2/20
  • Prix estimé : 15,3 euros
  • Prix réel (à l’époque) : 13,6 euros soit une surévaluation de 12,3 %
  • Achat : 8 personnes sur 15
Une belle soirée d’initiation à la dégustation comparative qui nous a permis de survoler la France du vin à différentes hauteurs de prix, avec de bonnes et de moins bonnes surprises.

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Dégustation de 09/2004

À l’instar de célèbres dégustateurs, d’une revue non moins célèbre, nous avons dégusté 8 vins à l’aveugle en essayant de leur attribuer un prix, et nous vous avions demandé si vous achèteriez le vin à ce prix. Soirée qui fut riche en enseignements, tant sur le plan gustatif que sur le plan intellectuel. Vous trouverez pour chaque vin, la cote moyenne des dégustateurs, le prix moyen évalué, le prix réel et le nombre de personnes prêtes à acheter ce vin au prix qu’elles avaient estimés.

Nous avons débuté la soirée le Muscadet Sèvre et Maine sur Lie Domaine de la Louvetrie cuvée Amphibolite Nature 2003 au nez tout en fraîcheur sur des notes de citron, de pamplemousse jaune et de minéral (craie). Bouche à l’attaque nette, vive, un beau fruit, une acidité marquée mais pas excessive et une longueur moyenne sur les agrumes. Un beau vin tout en fruit et en fraîcheur, à boire sur son équilibre.
  • Cote moyenne : 13,3/20
  • Prix estimé : 7,3 euros
  • Prix réel : 6,6 euros soit un sur estimation de 11 %
  • Achat : 8 personnes sur 10

En dégustation comparative, il était associé au Cour Cheverny Domaine des Huards 2000 au nez typé sur des notes de cire, de térébenthine, de pétrole, et de miel. Bouche à l’attaque ample, large, un fruit discret, une acidité présente en milieu de bouche et une finale légèrement amère. Un vin qui apparaît un peu dissocié pour le moment.
  • Cote moyenne : 12,1/20
  • Prix estimé : 10,9 euros
  • Prix réel : 6,9 euros soit un sur estimation de 58 %
  • Achat 5 personnes sur 10
Ces deux blancs confirment qu’il existe encore des vins simples à des prix abordables.
Nous avons enchaîné avec le Givry Premier Cru Petit Marole Domaine Lumpp 2001 au nez complexe, ananas, fruits secs, fleurs blanches, fruits exotiques, rillettes, pain grillé. Bouche à l’attaque ample, belle rétro de fruits exotiques, bel équilibre alcool-acidité, boisé présent mais intégré, finale harmonieuse. Un beau Chardonnay tout en fraîcheur et en équilibre.
  • Cote moyenne : 14,6/20
  • Prix estimé : 11,6 euros
  • Prix réel : 17 euros soit un sous-estimation de 32 %
  • Achat 6 personnes sur 10


François Lumpp

Dans un style tout à fait différent, le Coteaux du Loir Domaine de Bellivière Vieilles Vignes Eparses 2002 montrait un nez opulent sur des notes de coing, de pomme blette, de poire, de miel, sur un fond minéral et végétal (ortie, céleri). Bouche à l’attaque à la fois ample et tendue, l’alcool est présent mais est contrecarré par une acidité marquée, la finale est longue et puissante. Un vin encore un peu dissocié pour le moment mais qui possède un potentiel de garde impressionnant.
  • Cote moyenne : 14,8/20
  • Prix estimé : 12,5 euros
  • Prix réel : 17,6 euros soit une sous-estimation de 29 %
  • Achat : 6 personnes sur 10
Une série de deux beaux vins mais dont le prix est largement au-dessus de l’estimation des dégustateurs.
La première série de rouges nous a offert une comparaison entre deux vins de plaisir immédiat.
Tout d’abord le Chinon Domaine Alliet 2002 au nez typé sur des notes de poivron, de terre mouillée, d’oeillet, de guimauve, de géranium, et de fruits rouges. Bouche à l’attaque souple sur de belles notes de fruits rouges acidulés et de poivron, de la fraîcheur, des tannins fondus, un bel équilibre et une finale ronde. Un cabernet franc très pur, dans un millésime tout en équilibre.
  • Cote moyenne : 13,8/20
  • Prix estimé : 11,4 euros
  • Prix réel : 10,4 euros soit un sur estimation de 10 %
  • Achat : 5 personnes sur 10

Ensuite, le Saint-Chinian Mas Champart Causse du Bousquet 2000 au nez puissant sur des notes de fruits noirs à l’alcool, de garrigue, de chocolat, de caramel, de café et d’amande. Bouche à l’attaque ample, rétro de fruits à l’alcool, tannins massifs, alcool présent mais néanmoins équilibré par une belle acidité qui l’empêche de sombrer dans la lourdeur, finale riche et équilibrée. Un vin très sudiste à boire sur son équilibre.
  • Cote moyenne : 14,2/20
  • Prix estimé : 12,3 euros
  • Prix réel : 10,6 euros soit un sur estimation de 16 %
  • Achat : 4 personnes sur 10

Comme la première série de blancs, dans cette gamme de prix (environ 10 euros), il existe sans conteste pas mal de vins au bon rapport qualité prix.
Pour finir la soirée nous avions opposé deux vins mythiques.

D’abord le Haut-Médoc Château Sociando-Mallet 1996 au nez puissant mais dominé par le bois, café, pain grillé, chocolat, cassis, sous-bois, humus, réglisse. Bouche à l’attaque ample, boisée marquée, acidité très présente, tannins serrés, une belle longueur mais une pointe d’amertume en finale. Un vin qui semble être rentré dans une phase de repli.
  • Cote moyenne : 14,4/20
  • Prix estimé : 18,9 euros
  • Prix réel (à l’époque) : 27 euros soit une sous-estimation de 30 %
  • Achat 5 personnes sur 10

Enfin le Vin de Pays de l’Hérault Domaine de la Grange des Pères 1996 au Nez élégant et complexe de poivre, fraise, framboise, note lactée, cuir, animal et une touche terreuse. Bouche à l’attaque élégante, un très beau fruit, des tannins épicés, une acidité fondue et une longue finale sur une belle note poivrée. Un vin tout en élégance qui se goûte à merveille pour le moment
  • Cote moyenne : 16/20
  • Prix estimé : 20,3 euros
  • Prix réel (à l’époque) : 29 euros soit une sous-estimation de 30 %
  • Achat : 7 personnes sur 10
Cette dernière série nous confirme la même tendance que lors de la série des blancs hauts de gamme, à savoir une nette sous estimation du prix par les dégustateurs dès que les vins passent la barre des 15 euros.
Une belle soirée d’initiation à la dégustation comparative qui nous a permis de survoler la France du vin à différentes hauteurs de prix, avec de bonnes et de moins bonnes surprises.

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Dégustation de 09/2003

À l’instar de célèbres dégustateurs, d’une revue non moins célèbre, nous avons dégusté 8 vins à l’aveugle en essayant de leur attribuer un prix, et nous vous avions demandé si vous achèteriez le vin à ce prix. Soirée qui fut riche en enseignements, tant sur le plan gustatif que sur le plan intellectuel. Vous trouverez entre parenthèse, la cote moyenne, le prix moyen évalué, le prix réel et le nombre de personnes prêtes à acheter ce vin au prix qu’elles avaient estimés.

Nous avons débuté la soirée avec deux blancs ; Le Mosel-Saar-Ruwer Riesling Kestener Paulinsberg Spätlese Trocken 2001 du domaine Klostergut Himmeroder Hof, typé avec des notes minérales, citronnées, et de miel. Bouche à l'attaque minérale, belle fraîcheur, finale à la fois ample et tendue. Un vin assez simple mais agréable (12,4/20 – 7,4 / 7,59 euros – 3/18). Vint ensuite la Roussette de Savoie 2001 du domaine Lupin dans un style opposé avec des notes florales, des fruits exotiques, et de la poire. La bouche est ample, expressive, mais la finale est légèrement chaude et amère. Un vin assez opulent (12,2/20 – 8,1 / 7,4 euros – 3/18). 

Nous avons enchaîné avec une deuxième série de blancs dans des styles diamétralement opposés, dans le but de montrer l’importance de l’effet de séquence. L’Alsace Tokay- Pinot Gris Réserve Particulière 2001 du domaine Meyer-Fonné montre un nez typé où l’on retrouve du fumé, de la pomme, et de l’amande amère. La bouche est opulente, avec néanmoins une petite pointe de CO2 à l’attaque, la matière est présente, le sucre résiduel aussi et la finale est assez ample.  Un vin démonstratif (13,4/20 – 9 / 10,5 euros – 6/18). À l’opposé le Savennières La Jalousie 1999 du domaine du Closel est tout aussi typé avec ses arômes de cire, de tilleul, de fruits secs et sa touche iodé. La bouche s’ouvre sur une attaque large, chaude, mais droite et nette, la matière est concentrée et la finale très longue avec une belle rétro iodée. Un Savennières typique qui comme toujours rencontre l’adhésion ou le rejet. (12,6/20 – 9,9 / 10 euros – 3/18). 

La première série de rouge opposait le Nord et le Sud. Le Nord tout d’abord avec le Chinon 2002 du domaine Alliet très typé avec ses notes d’oeillet, de poivron, de fruits rouges acidulés, et de terre humide. La bouche s’ouvre sur une attaque fraîche, un beau fruit, une matière concentrée et des tannins frais, une légère amertume en finale l’empêche d’être parfait. (14,3/20 – 10,5 / 10,3 euros - 13/18). Le Sud ensuite avec le Côtes du Rhône R:R 2000 au nez explosif de fruits rouges et noirs à l’alcool, d’étable et d’hydrocarbures. La bouche est également dominée par l'alcool, la matière est présente, mais la finale est légèrement amère et sèche. (13,7/20 – 11,2 /9 euros - 5/18). 

Nous avons fini la soirée avec deux très beaux vins opposés dans leurs styles. Tout d’abord le Côtes du Marmandais Clos Bacquey 1999, remarquable de race et de sensualité avec son nez puissant de cassis, d’encre, de vanille, et une note mentholée et sanguine. La bouche montre une attaque ample, racée, des tannins à la fois denses et frais et une finale serrée sans sécheresse. (15,3/20 – 15,2 / 14 – 14/18). Et pour finir la soirée nous avions opté pour le Corbières Réserve 2001 du château Mansenoble au nez de café, de cassis, de garrigue, et de fourrure mouillée. La bouche montre une attaque ample, une matière riche et onctueuse, des tannins onctueux et une finale riche mais un ensemble un peu too much. (15,1/20 – 14,6 / 14,5 – 12/18).

Une soirée intéressante qui nous permis de juger des vins non seulement sur le plan gustatif mais également sur le plan du rapport qualité/prix.

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Dégustation de 10/2002

A l’instar de célèbres dégustateurs, d’une revue non moins célèbre, nous avons dégusté 8 vins à l’aveugle en essayant de leur attribuer un prix, et nous vous avions demandé si vous achèteriez le vin à ce prix. Soirée qui fut riche en enseignements, tant sur le plan gustatif que sur le plan intellectuel. Vous trouverez entre parenthèse, la cote moyenne, le prix moyen évalué, le prix réél et le nombre de personnes prêtes à acheter ce vin au prix qu’elles avaient estimés.  

Nous avons débuté la soirée avec deux blancs ; Le Sauvignon 2001 du domaine des Corbillières, typé avec ses arômes de pomme verte, citron , buis et une touche minérale. La bouche est fraîche sur des notes citronnées, l’ensemble est simple et facile mais reflète une belle expression variétale du cépage (12,3/20 – 5,25 / 5,99 euros – 5/13). Vint ensuite le Vernaccia di San Gimignano Titolato 2001 du domaine Strozzi beaucoup plus fermé avec des arômes de cire, de miel et une note légère d’oxydation, évolue vers le miel. L’attaque de bouche est ample tout en restant droite et nette, la finale est assez longue et stricte. Un vin difficile en dégustation, qui demande impérativement un plat pour s’arrondir (12/20 – 6,45 / 5,99 euros – 2/13). 

 
Première série de rouge avec 2 rouges à base de syrah, tout d’abord le
Coteaux du Languedoc Pic Saint Loup 1999 du Domaine Devois du Claus qui s’exprime superbement avec ses arômes de mûre, de bergamotte et d’épices douces et son boisé vanillé bien intégré. L’attaque de bouche est ample, grasse, ronde, les tannins sont onctueux, la matière élégante et la finale équilibrée. Un vin de fruit vinifié pour être bu jeune et qui se livre pleinement (14,1/20 – 10,04 / 10,3 euros – 11/13). A l’opposé le Crozes Hermitage les Pierelles 1999 du domaine Belle offrait un nez plus austère avec des notes animales, du poivre, et un côté lacté. La bouche est acidulée, les tannins sont frais, la finale assez stricte. Une syrah assez brute, un peu sur la réserve pour le moment (13/20 – 9,5 / 10,2 euros – 2/13). 



Dans un style totalement différent la série suivante à vu s’opposer Un Bordeaux et un Madiran. Le
Moulis 1999 Château Anthonic offrait un nez typé avec des arômes de cassis et fraise sur un fond d’humus, de café froid et de réglisse. L’attaque de bouche est élégante, finement boisée, les tannins sont civilisés, la finale est un peu stricte mais équilibrée. Un beau Bordeaux structuré et équilibré (14,8/20 – 12,5 / 10,9 euros - 9/13). Dans un style plus massif et concentré le Madiran cuvée Charles de Baatz du Domaine Berthoumieu offre un nez puissant où l’on retrouve de l’orange amère, des épices, du cassis, et de l’anis. La bouche est structurée, le boisé présent mais bien intégré, la matière est concentrée et la finale longue sur des tannins très frais. Un vin massif qui impressionne par sa concentration. (14,7/20 – 13,27 /10,9 euros - 10/13). Deux vins que vous avez appréciés et largement surévalués. 


Nous avons fini la soirée avec deux très beaux vins opposés dans leurs styles. Tout d’abord le
Saint-Joseph 2000 du domaine Graillot au superbe nez de syrah où l’on retrouve de la couenne de lard, du  fumé, d l’œillet, et des fruits noirs acidulés. L’attaque de bouche est élégante, fraîche, la matière est serrée, les tannins épicés, la finale est longue et acidulée, tout en restant en équilibre. Une très belle expression de la syrah (14,8/20 – 13,9 / 13,9 – 8/13). 

Et pour finir la soirée en beauté, le Barbera d’Asti Gaiana 1999 du domaine Bonfante et Chiarle qui explosait littéralement d’arômes de cerise noire, de framboise, de café, d’épices, et d’amande. La bouche est élégante, malgré l’alcool qui est bien équilibré par une belle acidité qui revient en finale. Un Barbera classique tout en fruit. (15,3/20 – 13,45 / 13,9 – 10/13).

Une soirée intéressante qui nous permis de juger des vins non seulement sur le plan gustatif mais également sur le plan du rapport qualité/prix. Sans conteste Madiran sort (comme à son habitude oserais-je dire) grand vainqueur de la soirée.  

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Dégustation de 10/2001

Pour illustrer ces aspects théoriques, nous avons réalisé 4 dégustation comparative avec chaque fois un point commun entre les 2 vins opposés.

Un premier « match » à opposé 2 vins blancs, monocépages, issus de terroirs assez minéraux et s’est soldé par un match nul. La Roussette de Savoie Cru Frangy 2000 du domaine Lupin (13,1/20), issue du cépage Altesse, exprimait de belles notes de fleurs et de fruits jaunes très mûrs. L’attaque de bouche assez opulente contrastait avec une finale plutôt minérale. Un vin agéable à boire sur son équilibre. Aux antipodes du précédent le Muscadet Sèvre et Maine sur Lie Expression de Granit du domaine de l’Écu 2000 (13,2/20) se montrait plus réservé au nez avec des arômes minéraux et végétaux. La bouche par contre offrait une plus grande profondeur et une belle longueur qui lui permettront de se reposer sereinement pendant quelques années.

2 Bordeaux 1990 pour suivre, Victoire de la rive gauche avec Le Haut-Médoc château Tour du Haut Moulin (14,2/20) aux notes typiques de cuir et de cassis, et aux tannins fondus. L’ensemble est harmonieux et à maturité. Par contre le Canon Fronsac le château la Fleur Cailleau (12,9/20) aux notes surmûries et réglissées manquait totalement d’équilibre et apparaissait totalement dissocié.


Nous avons enchainé avec 2 grands Saumur-Champigny dans un millésime superbe (1996) en opposant Foucault à Vatan. Domination du ténor de l’appellation avec la cuvée Les Poyeux du clos Rougeard (15,6/20) d’une élégance impressionante tant au nez avec ses arômes floraux (rose, violette), fruités (cerise, framboise, groseille) et épicés (poivre, canelle), qu’en bouche où l’équilibre est remarquable et les tannins d’une élégance rare. La Cuvée Lisagathe du Château du Hureau (14,8/20) apparaît plus fermé avec des arômes d’encre, de poivron et d’orange amère. La bouche est puissante, grasse, massive mais légèrement plus rustique sur les Poyeux. Néanmoins ce vin possède un solide potentiel de garde.

Syrah du Rhône et du Languedoc pour terminer avec à prix égal, une nette domination du Rhône. Le Crozes-Hermitage de Graillot (15,2/20) explose d’arômes typé de syrah du nord ; œillet, viande fumée, mûre, poivre. La bouche est typée avec une matière concentrée et une acidité superbe qui évite au vin de sombrer dans l’opulence. Le Coteaux du Languedoc Cuvée Antonin du Château Grès Saint-Paul (14,7/20) offre des arômes plus réduits, giboyeux et pétrolé. La bouche est opulente, chaude, grasse et manque un peu d’élégance surtout dégustation comparative. 

Oenolophilement votre,

Youri Sokolow (youri.sokolow@levinpassion.com)

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