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Limite
septentrionale de la culture de la vigne
Climat semi-continentale marqué par de fortes amplitudes de températures (étés
chauds et hivers longs et rigoureux).
Lutte contre le gel printanier :
Chaufferettes entre les vignes
Aspersion des vignes
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Kimméridgien : composés
de sols argilo-calcaires et marneux comprenant des sédiments marins et des
coquillages fossilisés (Exogyra-Virgula) :
Zones
de Grands crus, des premiers crus et d’une partie de l’aire de
production de Chablis
Sol de calcaires plus compacts de l’étage portlandien sur un substrat marneux :
Certaines aires de production de Chablis et Petit-Chablis
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1er
traces de la vigne à l’époque romaine
XIIème siècle Viticulture encouragée par les cisterciens (Abbaye de Pontigny)
et introduction du Chardonnay.
XVIème siècle exportation importante vers l’Angleterre, vers la capitale.
Le vignoble compte 40000 ha fin du XIVème siècle.
Destruction complète par le phylloxéra
Lente et difficile reconstruction
470 ha en production en 1945, 750 ha en 1970
Nombreuses copies (Chablis est synonyme de vin blanc) et nombreuses batailles
juridiques avec enfin une production de l’appellation Chablis.
Renouveau des techniques de vinification et relance de l’appellation.
2500 ha en 1990, 4100 ha en 1998
Mars
2000, fondation l'Union des Grands Crus de Chablis.
Objectif : défendre et promouvoir la qualité des vins issus des Grands Crus de Chablis (Interdiction de la machine à vendanger contrôle des rendements, dégustation à l'aveugle,…). Elle permettra également une saine émulation entre ses membres en les encourageant à renforcer la qualité de leurs vins.
Elle
rassemble 18 membres (Billaud Simon, Pascal Bouchard, La Chablisienne, Gilles
Collet, Joseph Drouhin, Alain Gautherin, Laroche, Long Depaquit, Domaine Des
Malandes, Moreau, Domaine de La Moutonne, Pinson, François Servin, Simonnet, Gérard
Tremblay, Vauroux, Château Viviers, William Fèvre) tous propriétaires dans
les Grands Crus, qui ensemble possèdent 70 hectares sur les 100 que compte
l'appellation.
voir aussi: http://www.grandscruschablis.com/
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Appellations :
4 AOC Petit Chablis, Chablis, Chablis Premier Cru, Chablis Grand Cru
Petit
Chablis
1550
ha sur 19 communes dont 750 ha en plantation
Le degré minimal est ici de 9,5° d’alcool total
Rendement 50 hl/ha.
Chablis
4400
ha sur 19 communes dont 2750 ha en plantation
Altitude 130-250 m
Les vins doivent titrer au minimum 10° d'alcool total
Rendement 50 hl/ha
Chablis
1er Cru
750
ha sur huit communes (Chablis, Fontenay, Maligny, Chicée, La
Chapelle-Vaupelteigne, Courgis, Fleys, Beines) dont 735 ha en plantation.
Altitude 150-190 m
Première détermination en 1967. Décret en 1978. Liste complète en 1986 (au
Total 79). Ils sont produits sur 17 lieux-dits principaux (ils peuvent utiliser
leurs noms propres ou celui du cru plus connu auquel ils sont rattachés).
Degré minimal de 10,5° d'alcool total
Rendement limité à 50 hl/ha
Mont de Milieu : Mont de Milieu, Vallée de Chigot
Montée de Tonnerre : Montée de Tonnerre, Pied d'Aloue, Sous Pied d'Aloue, Côte de Bréchain.
Fourchaume : Fourchaume, La Fourchaume, Vaupulent, Les Vaupulents, Côte de Fontenay, La Grande Côte, Les Quatre Chemins dits Vaulorent, L'Homme Mort, L'Ardillier, Bois Seguin, Ferme Couverte, Dine-Chien, Les Couvertes.
Les Fourneaux
: Les Fourneaux, Morein, Côte des Prés Girots, La Côte, Sur la Côte.
Vaucoupin : Vaucoupin, Adroit de Vaucopins
Montmains
: Les Monts Mains, Les Forêts, Les Bouts des Butteaux, Le Milieu des
Butteaux, Vaux Miolot, Les Ecueillis, Vaugerlains.

Vaillons : Les Vaillons, Sur les Vaillons, Châtains, Les Châtains, Secher, Les Beugnons, Les Grandes Chaumes, Les Lys, Champlain, Les Minots dits Mélinots, Les Ronçières, Les Epinottes
Côte de Léchet : Côte de Léchet, Le Château.
Beauroy
: Côte de Troesmes, Sous Boroy, Benfer, Vallée des Vaux, Adroit de Vaux
Renard, Le Cotat-Château, Frouquelin, Le Verger, Côte de Savant.
Vosgros
: Vosgros, Adroit de Vosgros, Vaugiraut.
Vau de Vey
: Vau de Vey, Vignes de Vau Ragons, La Grande Chaume.
Vau Ligneau
: Vau Ligneau, Vau de Longue, Vau Girault, La Forêt, Sur La Forêt.
Les Beauregards
: Les Beauregards, Vallée de Cuissy, Côte de
Cuissy, Hauts des Chambres du roi, Bec d'Oiseau, Les Corvées.
Côte de
Vaubarousse : Côte de Vaubarousse.
Berdiot
: Berdiot.
Les Landes et
Verjuts : Les Landes et Verjuts.
Chaume de Talvat
: Chaume de Talvat.
7
grands crus repartis en 110 ha sur 3 communes (Chablis, Fyé, Poinchy) dont 106
ha en production
Exposition
Sud-Ouest, rive droite du Serein
Degré
minimal de 11° d'alcool total
Rendement
est limité à 45 hl/ha
Blanchot (12
ha 71,53) :
Rempart
Sud-Est de la côte des grands crus, les vins de Blanchot sont parmi les plus délicats,
arômes floraux. Subtilité et finesse en bouche
Bougros
(12 ha 62,77) : Sur
la pointe Nord-Ouest, le long de la route de Maligny, ce climat se distingue par
la robustesse et la puissance de ses vins.
Grenouilles
(9 ha 37,75) :
Les
vins de Grenouilles font plus ou moins la synthèse des qualités des Grands
Crus. Ils se font remarquer par un bouquet élégant et intense et une bouche généreuse.
Les Clos
(26 ha 04,75) : Le
plus important des Grands Crus, il se distingue grâce à un caractère fumé et
minéral dans sa jeunesse, demande de la garde pour finir par s’ouvrir dans la
richesse et l’opulence tout en restant d’une grande netteté.
Preuses
(11 ha 44,26) :
Le
Cru le mieux exposé et qui est considéré comme le plus "facile" des
Grands Crus sans doute en raison de sa rondeur donnant une impression de gras et
de volupté.
Valmur
(13 ha 19,59) :
Ce
grand cru offre des vins relativement charpentés et structurés quoique ne
manquant pas de souplesse. Sans doute celui qui est avec les clos qui possède
le plus grand potentiel de garde.
Vaudésir
(14 ha 71,36) :
Ses
vins se distinguent par leur nervosité, leur netteté et leur finesse
restituant un authentique goût de terroir.
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Robe
jaune-vert
Nez
minéral (silex, pierre à fusil), sous-bois, champignon (mousseron), foin coupé,
notes florales (tilleul, menthol), fruits jaunes (poire, pêche, citron)
Bouche
élégante, minérale, vive, acidité marquée, amertume dans la jeunesse,
complexité et gras dans les grands crus.
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Crustacés
Escargots
Cuisses
de grenouilles
Poisson
de rivière
Viande
blanche, volailles en sauce
Asperges
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Evolution de méthode culturale et de vinification
Contrôle
des rendements (taille, vendanges vertes)
Lutte
raisonnées et labours
Vendanges
manuelles
Abandon
de la filtration
Élevage
(boisé raisonnable vs cuves)
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Chablis : Domaine Dampt
1990 - 1992 - 1996 - 1997 - 1998 - 1999 - 2000
l'été
particulièrement chaud et ensoleillé. Quelques pluies des 30 et 31 août
venues à point nommé pour accélérer la maturité, tandis que les températures
nocturnes de septembre ont préservé l'acidité souhaitée. Les vendanges ont
été précoces et se sont déroulées dans d'excellentes conditions. La récolte
a présenté un très bon équilibre entre la richesse en sucre et l'acidité.
Les vins de Chablis, millésime 1990, sont marqués par les arômes de
fruits et leur opulence. L'attaque est franche, nette, sans agressivité. Leur
vivacité apporte une certaine fraîcheur. Le développement est harmonieux,
particulièrement persistant.
Floraison
et véraison précoces. Les
vendanges ont ainsi pu commencer le 21 septembre dans les meilleures conditions
(comme en 1990). La région de
Chablis a alors bénéficié de nuits fraîches qui ont entravé le développement
du Botrytis.
1996
s'annonce comme un millésime très chablisien par l'équilibre, entre vivacité
et concentration, qui s'exprime déjà dans les vins. Globalement, le chablisien
a enregistré en 1996 des rendements plutôt moyens et ce pour une raison
principale : la sécheresse. L'eau a en effet manqué toute l'année et les
raisins n'ont jamais grossi. Au stade ultime de la maturation, en septembre, la
concentration des différents éléments constitutifs du raisin (sucre, acidité,
arômes) s'est effectuée par des températures fraîches, sous le vent du nord,
et en l'absence d'intempéries. Une concentration par évaporation en quelque
sorte! Les vendanges ont débuté le
23 septembre, une date très précoce. 1996 est une très belle année en matière
de concentration des raisins en sucre. Mais on connaît également l'importance
de la vivacité, de la fraîcheur dans la typicité et l'aptitude au
vieillissement des vins de Chablis. Les 96 ne manqueront pas de fraîcheur! pour
l'instant, les 96 sont fruités, pleins, vifs, aromatiques et encore fermes.
Cette fermeté va disparaître et les vins devraient alors offrir une superbe
harmonie entre la richesse et la fraîcheur, la marque des grands millésimes.
Des
vendanges de rêve pour un millésime épanoui avec des vins qui livrent, déjà,
des arômes purs, concentrés, avec beaucoup de finesse et de plénitude. Les
vendanges à Chablis ont débuté le 22 septembre, une date qui marque la précocité
du millésime. Elles se sont déroulées sous un soleil éclatant. Pas une
goutte de pluie n'est tombée durant la récolte. L'état sanitaire des raisins
était magnifique : pas de trace de pourriture. "Parfaitement
parfait", résume un technicien. Les raisins étaient dorés et mûrs à
souhait, gorgés de sucre, dans tous les secteurs du vignoble Chablisien. Le
temps exceptionnel a permis aux vignerons d'attendre patiemment et sereinement
que les parcelles plus tardives mûrissent. Les rendements sont légèrement inférieurs
à ceux de 1996.
L'acidité
est en retrait par rapport à 1996, mais demeure à un bon niveau. Si certains
viticulteurs rapprochent la maturité du millésime 1992, ils jugent les teneurs
en acidité plus élevées. Les vins présentent de bonnes sensations, sans
agressivité. S'il convient d'être encore prudent sur le devenir des
1997, ils montraient, à l'issu des vendanges, des arômes prononcés, marqués
par le fruit. 1997 devrait être un millésime souple, tendre, allié à une
bonne puissance.
Les
vendanges, qui ont débuté à Chablis le vendredi 25 septembre, se sont déroulées
dans de bonnes conditions et laissent envisager des Chablis de facture
classique, avec un bel équilibre. Elles ont débuté sous le soleil. Puis, dans
un premier temps, la pluie a contraint les vignerons à arrêter la récolte
durant le week-end qui a suivi le ban des vendanges. Mais, dès le lundi après-midi,
les conditions climatologiques ont permis de couper les raisins sous un soleil
gris, entrecoupé d'éclaircies mais - et c'est essentiel - sans pluie. Les
seules averses notées sont tombées durant la nuit. Le temps exceptionnel
pendant la semaine qui a précédé la récolte - un magnifique soleil - a
permis de "concentrer" les raisins et d'augmenter largement la
richesse en sucre. "une augmentation de près d'un degré en une semaine
sur certaines parcelles" remarque un vigneron. Les acidités sont bonnes,
pour des vins harmonieux. Sans être du niveau du millésime 1996, les acidités
sont supérieures à 1997. Si des craintes pesaient sur l'état sanitaire des
raisins - quelques foyers de pourriture avaient été notés -, elles ont été
levées par l'arrêt de la pluie. Les raisins rentrés au pressoir étaient
sains. Les fermentations se sont déroulées dans de bonnes conditions, sans précipitation
du fait de la température relativement basse des moûts.
Mais
il s'agit d'être encore prudent sur le devenir des vins du millésime 1998.
22
septembre! Les vendanges, dans le vignoble chablisien, ont débuté précocement,
le 22 septembre. Mais, comme dans l'ensemble de la Bourgogne, elles se sont déroulées
en "pointillé" afin d'éviter les pluies qui les ont émaillées. De
nombreuses fois, les vignerons n'ont pas hésité à interrompre la récolte
pour attendre le soleil et ainsi vendange dans de bonnes conditions. Si, comme
dans l'ensemble de la Bourgogne, la nature cette année a été généreuse,
l'important parc de machines, dans le département a permis de vendanger en évitant
les pluies. Avec, en final, des vins qui présentent de jolis degrés grâce aux
exceptionnelles températures de septembre. Elles ont été largement au-dessus
des moyennes saisonnières. Sans état d'âme, les raisins se sont gorgés de
sucre. Jusqu'à un degré par semaine. L'état sanitaire des raisins rentrés en
cuverie était parfait, avec de bonnes acidités. "elles se situent au
niveau de celles du millésime 1997", explique un technicien.
Au pressoir, les jus étaient très beaux, très expressifs. "des
jus gourmands", remarque un vigneron. En cuve, les fermentations ont été
lentes, sans emballement et se sont déroulées sans problème. Les vins sont équilibrés
notamment du fait d'une présence plutôt faible en acide malique. Dés à présent,
les fermentations malolactiques sont déjà en cours. Les 1999 semblent - la
tendance sera à confirmer lorsque les vins seront "finis"- fins, délicats
avec beaucoup de souplesse.
"Toutes
les conditions sont réunies pour faire une belle année". C'est ainsi que
l'on pouvait résumer le sentiment des vignerons chablisiens alors que les
vendanges s'achevaient. Un optimisme largement partagé dans le vignoble. Le ban
de vendange était fixé au samedi 23 septembre, marqué par une légère précocité.
Quelques parcelles, présentant une pleine maturité avant cette date, ont
obtenu des dérogations pour vendanger plus tôt. Le mois de septembre a été
dominé par un bon ensoleillement et les vendanges se sont déroulées dans des
conditions chaudes et sèches, à l'exception de pluies orageuses le mardi 26 et
jeudi 28 septembre. À cette dernière date, une bonne partie des raisins étaient
déjà rentrés. De taille un peu plus grosse que la moyenne, les grappes ont été
vendangées dans un état sanitaire parfait. L'absence d'attaque de pourriture a
laissé tout loisir aux viticulteurs d'attendre patiemment la maturité optimale
pour vendanger. Les degrés d'alcool naturel des moûts sont situés entre 11 %
et 12,5 % dans l'ensemble du vignoble. Dans ces conditions les départs de
fermentation n'ont posé aucune difficulté. Aujourd'hui (octobre 2000), les
fermentations alcooliques se terminent et il est trop tôt pour tracer les
caractéristiques gustatives du millésime. Les cuvées les plus avancées présentent
des arômes purs, dominés par des notes florales et d'agrumes. On peut également
pronostiquer que les Chablis 2000 présenteront un bel équilibre acidité-alcool-gras
s'inscrivant ainsi dans la lignée des 1999, 1997 et 1990.
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Coopérative
La Chablisienne (03.86.42.89.89)
1200 ha
Verget
(03.85.51.66.02)
achat de raisins
Domaine
R.&V.Dauvissat (03.86.42.11.58)
11 ha
Domaine
J.P.Droin
(03.86.42.16.78)
20 ha
Domaine
J.M.Brocard (03.86.41.49.00)
90 ha
Domaine
Billaud-Simon (03.86.42.10.33)
20 ha
Domaine
M.Laroche (03.86.42.89.29)
100 ha
Domaine
Raveneau (03.86.42.17.46) 7,5 ha
Domaine
Long-Depaquit (03.86.42.11.13) 65 ha
Domaine
J.Moreau & fils (03.86.42.88.00) 75 ha
Domaine
P.Bouchard (03.86.42.18.64)
32 ha
Domaine
D.Dampt (03.86.42.46.41)
17 ha
Domaine
W.Fèvre (03.86.98.98.98) 46 ha
Domaine
de Chantemerle (03.86.42.18.95) 15 ha
Domaine
G.& J.H.Goissot (03.86.53.35.15) 20 ha
Domaine
C.& J.P.Grossot (03.86.42.44.64) 18 ha
Domaine
G.Picq (03.86.42.18.30) 13 ha
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Dégustation
difficile ; en effet survoler une région aussi vaste que Chablis, sur
plusieurs millésimes, en 7 vins relèvent de la gageur. Néanmoins on a pu, au
travers de cette soirée, se forger une idée de l’influence du terroir, des méthodes
de vinification et de l’effet millésime sur le chardonnay. Celui-ci
s’exprime ici de manière très minérale et avec une acidité peu coutumière
dans les autres régions bourguignonnes.
Une
robe paille aux reflets verts, des arômes simples d’agrumes et de pomme verte
sur une trame minérale, de la fraîcheur et de la minéralité en bouche, le
tout s’exprimant simplement et sans grande complexité mais de manière typée
pour ce Petit-Chablis 2000 de la Chablisienne (11,9/20). Un soupçon plus
complexe le Chablis 2000 du domaine Dampt (12,1/20) s’ouvre sur des notes
florales et minérales. La bouche est moyennement longue avec une finale assez
stricte. Le Premier Cru Montmains 1998 du domaine Bouchard (12,4/20) plus typé
au nez avec des notes de mousserons et de miel n’a malheureusement pas la
structure que l’on attend d’un premier cru. Par contre, le Premier Cru
Vaillons 2000 du domaine Dampt (14/20) nous offre une belle expression de
terroir avec à la fois des arômes de fruits jaunes (poire et coing),
d’agrumes, de mousserons sur une trame minérale. La bouche est ample,
concentrée et équilibrée. Complexité et opulence pour le Premier Cru Montée
de Tonnerre 1998 de la Chablisienne (14,6/20) aux arômes de coing, de poire, de
mousserons de fleurs blanches, de pain grillé et de pierre à fusil. La bouche
est concentrée, puissante, grasse, mais l’acidité présente maintient le
tout en équilibre. Un très beau vin au solide potentiel. Dans un style
atypique pour la région mais typique pour le domaine, le Premier Cru Montée de
Tonnerre 1996 de Verget (14,4/20) explose d’arômes de noisette, de beurre, de
poire et d’abricot. La bouche est grasse, riche, concentrée, la longueur est
imposante, mais l’ensemble manque un peu de typicité. Le Grand Cru Vaudésir
1990 du domaine Moreau (14,1/20) dévoile des arômes évolués de foin,
d’hydrocarbures, de mousseron et une touche oxydative. L’attaque de bouche
est minérale, mais l‘alcool très présent et l’acidité déficiente
contribuent à rendre ce vin peu harmonieux.
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Révision :
15 November 2004