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Accords Mets-Vins
Le Cantal |
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1. Les Fromages à Pâte molle et Croûte fleurie
Non pressé (haut taux d’humidité), affinage court (4 à 8 semaines), mûrissent grâce à un champignon blanc (Penicillium candidum) qui forme un duvet sur leur croûte, maturation de l’extérieur vers l’intérieur.
Exemple : Brie, Camembert
2. Les Fromages bleus
Pâte semi-dure, non pressé, mûrissent grâce à un champignon bleu (Penicillium roquefortii), affinage long (3 à 8 mois)
Exemple : Roquefort
3. Les Fromages à pâte molle et croûte lavée
La maturation n’est pas obtenue grâce à un champignon mais une bactérie coryneforme ne se développant que dans un milieu humide, c’est pour cela qu’ils sont régulièrement lavés et brossés. Le temps d’affinage varie de 1 à 4 mois, voire plus
Exemple : Livarot, Munster
4. Les Fromages à pâte pressée
Ils peuvent être cuits (T° de chauffe du caillé > 36 °C) ou non cuits (T° de chauffe du caillé < 36 ° C). Le taux d’humidité est bas et le fromage peut-être conservé longtemps
Exemples Cuits : Parmesan, Comté
Non cuits : Saint-Nectaire, Reblochon
5. Les Fromages frais
Ces fromages sont mangés après préparation sans maturation.
Exemples : Ricotta, mozzarella
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La présure est une enzyme naturelle extraite de l'estomac du veau. Elle provoque la coagulation du lait, mais elle peut également être d’origine végétale (suc de chardon, figue, aspérule) ou d’origine microbiologique (bactérie et moisissures)
Saumure = mélange de sel et d’eau (but, aromatiser et protection bactérienne)
Caillé = contient lipides, Vit A et protéines
Lactosérum = contient Vit B et glucides
Plus le caillé est découpé finement, plus le produit est sec est dur
Ouvrage de Référence : Fromage et vin de Michel Van Tricht (éditions Lannoo).
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- Pas
de vins fins avec des fromages forts (et oublier à tout jamais l’accord époisses
et vieux Bourgogne rouge).
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À nouveau une soirée accord vin-fromage intéressante, qui nous a permis de voir combien il est difficile d’harmoniser un vin et un fromage (je vous laisse imaginer le problème du plateau de fromages variés). Mais également de découvrir un fromage qui accepte autant les accords avec des vins blancs et rouges. Les accords théoriques que vous proposiez s’orientaient surtout en rouges vers des vins à forte acidité comme le cabernet franc (Loire), Le Cot (Cahors) ou le Mourvèdre (Provence), mais également vers des vins de fruit tels le Gamay (Beaujolais) ou le Tempranillo. Pour les blancs, vos préférences allaient vers des vins à base de Chenin, Chardonnay (Jura ou Bourgogne) et des vins type oxydatifs (Savagnin ou grenache gris).
Les vins ont d’abord été dégustés seul (première cote), puis régoûtés sur le fromage (deuxième cote).
Nous
avons commencé la soirée avec 3 rouges de styles totalement différents. Tout
d’abord le Morgon 2005 du Domaine Lapierre
au nez tout en fruit sur des notes de cerise, de framboise, de fraise.
Bouche
à l’attaque souple, tout en fruit et en élégance, de la fraîcheur et une finale
tendue sur une note de poivre. Un vin rafraîchissant en dégustation seule et qui
s’accorde, pour le plupart d’entre vous, plutôt moyennement avec le fromage (14,2/20
– 13,7/20). Nous avons enchaîné avec le
Pomerol Château la Violette 1988 au nez typé sur des notes de truffe,
de cuir, de fruits rouges lactés, de tabac, de chocolat, note de sous-bois et de
réglisse. Bouche à l’attaque tendue, rétro de sous-bois, tannins présents,
acidité marquée, finale sur une note d’amertume. Un vin austère en dégustation
mais qui s’améliore énormément avec le fromage qui lui apporte du gras et de la
rondeur, sans conteste le plus bel accord en rouge (12,5/20
– 13,3/20). Pour terminer avec les rouges, nous avons dégusté le
Minervois L’Oustal Blanc 2004 au nez puissant
sur des notes de bois brûlé, de fourrure, note empyreumatique très marquée,
cassis, pruneau, menthol, agrumes confits, poivre. Bouche à l’attaque ample,
alcool très marqué, tannins charnus, belle rétro de fruit mûrs et finale à la
fois ample et fraîche. Un vin opulent tout en puissance et suavité en
dégustation mais qui écrase totalement le fromage et dont celui lui rend bien en
asséchant ses tannins, un accord à proscrire (15,3/20 – 13,8/20).
Nous
avons poursuivi avec 2 blancs à l’acidité marquée, avec tout d’abord l’Irouléguy
2003 du Domaine Brana au nez complexe sur des notes de fleurs
blanches, de pêche, de poire, de pomme verte, une note de banane et un coté
minéral, note d’agrumes, pamplemousse. Bouche à l’attaque à la fois ample et
tendue, une matière concentrée, une grande minéralité et une longue finale
serrée mais assez marquée par l’alcool. Un très beau vin minéral , frais,
équilibré, superbe en dégustation et qui s’accorde parfaitement au fromage (15/20
– 15,7/20). Pour terminer, un bel accord également avec le
Saumur Blanc 2003 du Château du Hureau au nez
élégant sur des notes de pomme golden, de poire, de fleurs, touche minérale
(craie), un coté fumé. Bouche à l’attaque ample, une matière concentrée, de la
puissance alcoolique et une finale large et tendue sur une légère pointe
d’amertume. Un vin opulent marqué par le millésime mais dont la rondeur est bien
compensée par l’acidité du fromage (14,7/20 – 15,2/20)
Une belle soirée qui a consacré un accord en rouge sur un vieux Merlot issu d’un millésime acide (1988) et un accord en blanc avec également un vieux sous-tendu par la belle acidité du Manseng. De nouveau je ne peux que conclure en vous invitant à essayer d’autres accords et à nous en faire part lors de nos prochaines réunions (ou par mail).
Bon amusement et bonne dégustation....
Youri Sokolow
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Révision :
12 November 2007